Mon guide shopping à NYC : où, quand, comment faire les meilleurs « deals » ?

Depuis la première fois où je suis allée dans la ville qui ne dort jamais, j’ai pu peaufiner mon carnet d’adresses et j’aimerais le partager avec celles et ceux qui cherchent autre chose que les habituels Macy’s et autres Century 21…New York est gigantesque, on a vite fait de s’y perdre tant l’offre y est importante alors concentrons-nous sur les essentiels. Faire de vraies affaires pour les vêtements, les chaussures, les sacs à main, et trouver des cadeaux originaux à nos proches.

(Vous pouvez me faire part de VOS bonnes adresses dans la partie « commentaires », cette liste ne demande qu’à être complétée par les lecteurs et lectrices du blog :) )

Target, le temple du « good deal »

Target est un genre de Monoprix géant, on y trouve absolument tout : alimentaire, décoration, produits ménagers, produits de beauté et même des vêtements. C’est à mes yeux la destination obligatoire pour tout séjour aux Etats-Unis, il en existe dans tous les états, pas qu’à New York. Comme beaucoup d’autres enseignes, chaque année Target s’associe à un designer pour faire une collection en édition limitée à des prix abordables. Cette année, la styliste Kate Young est mise à l’honneur, j’ai pu me procurer la veste de costume blanche que Michelle Williams porte ci-dessous pour la modique somme de 24 $ (soldée), imbattable ! C’est chez Target que vous trouverez les vernis à ongles les moins chers. La marque la plus économique reste NYC (moins d’1,50$) mais vous trouverez aussi des marques plus prestigieuses telles que Revlon ou Essie (pour moins de 6$ donc bien moins chères qu’en France…).

L'actrice Michelle Williams

L’actrice Michelle Williams

Il existe deux Target accessibles en métro à NYC, un qui se trouve à Brooklyn et un à Manhattan, dans le Spanish Harlem, que je vous conseille vivement. Il est à 10 mn de marche du métro « 116th st» sur la ligne 6. Entre les vernis à ongles, les bijoux fantaisies bradés, les shampooings professionnels à 6$ le grand format et les confiseries de toutes sortes, le seul risque que vous prenez en vous rendant chez Target est de vous retrouver avec un lumbago…Je vous aurais prévenus…

 

Target 517 E 117th st (116th st, ligne 6)

 

Les outlets ou magasins d’usine

 

Les magasins d’usine sont indispensables si vous souhaitez acquérir des vêtements, chaussures et sacs de marques américaines à des prix imbattables. Vous ferez des affaires très intéressantes voire exceptionnelles mais il vous faudra y passer la journée entière. Vous pourrez vous offrir du Calvin Klein, DKNY, Ralph Lauren, J.Crew et autres Kenneth Cole pour des prix à peine plus élevés que ceux pratiqués par une enseigne comme H&M. Idéal pour refaire sa garde-robe ! Il y a tout de même un bémol : ces outlets ne se trouvent pas à Manhattan mais en banlieue voire dans l’état voisin du New Jersey.

 

Jersey Gardens : C’est l’outlet le plus proche de Manhattan, à 30 mn de midtown en car. Vous aurez accès à 200 boutiques et plusieurs enseignes de restauration. Certains disent que c’est l’outlet le plus avantageux, d’autres disent qu’ils ont été déçus. Tout dépend de ce qu’on recherche, de la période à laquelle on s’y rend mais quoi qu’il en soit, vous ferez toujours des affaires comparés aux prix pratiqués à Manhattan ! Toute shopping addict qui se respecte sait que les meilleurs affaires, on les fait pendant les fêtes nationales où les prix sont encore divisés (Thanksgiving, Memorial Day ou Independance Day par exemple). N’oubliez pas d’aller chercher votre petit livret de réductions supplémentaires à l’entrée du centre contre présentation de votre passeport !

 

Jersey Gardens NJ Turnpike Exit BA 651 Kapkowski road, Elizabeth, NJ 07201
Prendre le bus numéro 111 au Port Authority (Métro : « 42st Port Authority Bus Terminal » (ligne A, C ou E), trajet A/R 13$

 

Woodbury Premium Outlets : Probablement l’outlet le plus connu et le plus grand, accessible également en bus de midtown pour un trajet d’une bonne heure. 220 boutiques, largement de quoi se restaurer et un espace consacré au luxe où vous trouverez Balenciaga, Gucci, Chloé ou Dior (entre autres). Woodbury présente le plus grand choix de marques différentes, vous serez obligés de trouver votre bonheur et même au-delà. On sort rarement indemne d’une virée shopping chez Woodbury (enfin, je parle de votre carte bancaire là…). Et ne faites pas comme moi, n’oubliez pas qu’acheter c’est bien mais après il faut porter ses sacs au retour ;)

 

Woodbury Premium Outlets 498 Red Apple Court Central Valley NY 10917
Prendre le bus au Port Authority (même métro que ci-dessus), trajet A /R 37$

 

Tanger Outlets : C’est mon outlet préféré pour une raison simple : il propose une soixantaine de boutiques. L’essentiel. On n’est donc pas obligé d’y passer la journée. J’y ai trouvé un top Old Navy à 97 cts, mon achat le moins cher à ce jour ! Ce centre possède une boutique Bath & Body Works (qui est l’équivalent américain du Body Shop à des prix plus accessibles) qui propose des coffrets cadeaux encore une fois à des prix hallucinants. En revanche, le centre se trouve à Long Island et n’est accessible qu’en voiture (économique si vous louez une voiture à 4).

 

Tanger Outlet Deer Park New York 152 The Arches Circle Deer Park, NY 11729

 

Pour ceux qui souhaitent rester à Manhattan, même si les meilleurs enseignes ont disparues il y a peu (les regrettés Filene’s basement et Daffy’s) il reste T.J Maxx et Marshalls qui proposent des vêtements de designers connus et moins connus à des prix très intéressants. Il ne faut pas avoir peur de fouiller ! Les deux enseignes se trouvent à la même adresse : 620 Avenue of The Americas (métro le plus proche : « 14st », ligne F ou M).

 

Pour les chaussures et les sacs à main (mais surtout les chaussures), il y a l’incontournable DSW (ou Designer Shoe Warehouse) qui se trouve à Union square, juste à la sortie du métro. Ce grand entrepôt propose des chaussures pour toute la famille à prix sacrifiés, surtout si vous vous dirigez vers votre pointure au rayon « clearance » (ou liquidation).

 

Achats de dernière minute (quand le portefeuille est quasi vide) chez Jack’s World

 

Jack’s World est une mine d’or pour tous ceux qui sont nostalgiques des magasins « Tout à 10 francs ». Tout y est très peu cher, à partir de 99 cents jusqu’à quelques poignées de dollars seulement. C’est l’endroit idéal où acheter des petits cadeaux aux proches, il y a de tout, des biscuits, des bonbons, des gels douches, du maquillage, des jouets pour les enfants, des déguisements et des valises à des prix défiants toute concurrence si la vôtre est déjà pleine pour cause d’overdose de shopping New Yorkais…

 
Jack’s World 45 W 45th street (Métro : “42st-Bryant Pk” (lignes B, D, F, M) ou “47-50sts-Rockefeller Ctr” (B,D,F,M))

 

Pour les fans de séries TV U.S : NBC Experience et HBO Store

 

Vous aimez les séries The Office, Friends, Sex& The City, Girls, Community ou encore Game Of Thrones ? Les boutiques de chaînes de télé américaines vous proposent un merchandising de choix, t-shirts, magnets, mugs, porte-clefs, sacs, vous trouverez de quoi afficher votre amour pour votre série préférée. Pour les fans de Dexter et Californication et toutes les séries Showtime, il n’existe malheureusement pas de boutique physique mais une boutique en ligne (pas de livraison en France à ce jour…).

 

NBC Experience Store 30 Rockefeller Plaza (Métro :“47-50sts Rockefeller Center”)
HBO Retail Shop 1100 Avenue of The Americas (Métro :“42 st-Bryant Pk”)

T-shirt Game of Thrones vendu à la boutique HBO.

T-shirt Game of Thrones vendu à la boutique HBO.

Fripes ou vintage shopping

 

Si vous cherchez plutôt des vêtements vintage, voici 3 adresses qui valent le détour. Très différentes, elles vous permettront de trouver votre bonheur, que vous soyez une pin-up des années 50 , un neo punk ou un dandy. Les prix ne sont pas toujours avantageux mais au moins personne ne sera habillé comme vous…

 

Beacons’ closet 10 W 13rd street (entre Union sq et 6th avenue)
Vintage Thrift Shop 286 3rd Avenue (23st, ligne 6)
Search & Destroy 25 St Marks Place (Astor Place, ligne 6)

La boutique Search & destroy dans l'East Village

La boutique Search & destroy dans l’East Village

Les pharmacies Rite Aid et Duane Reade

 

Aux Etats-Unis les pharmacies sont aussi des magasins classiques. On peut tout à fait aller chercher sa prescription et acheter du Coca, des chewing-gums à la cannelle , un magazine people et un shampooing. Les pharmacies vendent également des médicaments en vente libre tels que de l’aspirine ou des comprimés contre le mal de ventre, bien pratique lors d’un séjour là-bas. Rite Aid et Duane Reade proposent des prix intéressants selon les produits et la période. Je ne vous conseille pas de tout acheter là-bas, juste ce qui est intéressant.

Chez Rite Aid on trouve ce qui est considéré comme la meilleure crème anti-rides au monde, elle est à base de collagène, son grand pot (283 g) durera des mois et elle ne coûte que 5$ ! C’est la Timeless Skin de St Ives. (Si tu penses ne pas avoir besoin de crème anti-rides, je te rappelle qu’on doit commencer à 25 ans sinon faudra pas venir se plaindre de ressembler à un vieil abricot desséché…). On trouve aussi ce qui est considéré comme le meilleur durcisseur d’ongles qui soit, le Miracle nail thickener de Sally Hansen. Adieu aux ongles mous et fins pour la modique somme de 7$ (jusqu’à 8,50$ suivant les magasins).

LA crème anti-rides "Timeless skin" de St Ives à se procurer chez Rite Aid

LA crème anti-rides "Timeless skin" de St Ives à se procurer chez Rite Aid

Chez Duane Reade on trouve mon dentifrice préféré, il est au fenouil (fennel, en anglais) et vient de chez Tom’s of Maine, une marque eco friendly et non testée sur les animaux. Je ne suis pas fan du fenouil habituellement mais j’adore ce dentifrice, le plus simple c’est de l’essayer pour vous faire votre propre avis  Ils font également du dentifrice à la menthe poivrée ou à la cannelle…
On trouve aussi les pastilles pour la gorge Altoïds à la cannelle dans leur célèbre boite en fer. Elles existent également en version « mini », pratique à mettre dans son sac à main (mais elles restent difficiles à trouver…).

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Enfin, vous trouverez dans beaucoup de points de vente (Rite Aid, Duane reade et Target mais aussi CVS etc) la marque de produits pour le corps et les cheveux, Organix . Comme son nom l’indique, elle propose des produits uniquement à base d’ingrédients biologiques (et non testés sur les animaux). La gamme à la noix de coco reste ma préférée mais ils proposent aussi des produits aux associations originales telles que « lavande et lait de soja » ou « concombre au yaourt ». A tester d’urgence !

Rite Aid 516 East 14th Street (Métro : 1 Av (ligne L) ou 408 Grand Street (Métro : Delancey St (ligne F))

Duane Reade 46 3d Ave (Métro : Astor Place (igne 6)) ou 60 Spring st (Métro : Spring st (ligne 6)

Déclaration d’amour à New York City

Chère New York,

La première fois que je suis venue te voir, je ne suis pas tombée amoureuse de toi. Pour tout te dire, tu m’as déçue. J’étais arrivée à Newark, probablement l’aéroport le plus déprimant au monde, planqué au fin fond du New Jersey. C’était aux alentours de Thanksgiving. La température était détestable, il faisait moins 10 degrés et je n’étais pas du tout équipée pour y faire face. J’avais pensé que prendre le bus pour rejoindre Manhattan serait plus économique. Et ça l’était ! Le chauffeur du bus portait un poing américain non pas pour « faire joli » mais bien pour se protéger. Ambiance. Il semblait très étonné de voir des touristes parmi les travailleurs et la racaille qui chante à tue-tête avec son ghetto blaster au volume maximum. Enfin arrivée à Manhattan, je me suis sentie frustrée, comme écrasée par les skyscrapers trop grands, trop hauts, dont je ne pouvais même pas voir le sommet. Et les rues décidément trop larges comme partout ailleurs aux Etats-Unis. C’était une autre époque, où New York était envahie par les putes, les trafiquants de drogue et les délinquants en tout genre que le nouveau maire, Rudolph Giuliani, avait décidé d’éradiquer en pratiquant une « tolérance zéro » effrayante mais particulièrement efficace. On sentait qu’un changement était en train de se faire, qu’il allait se faire dans la douleur, mais que la ville en sortirait grandie, embellie, plus forte que jamais.

Depuis j’ai appris à te connaître et j’ai eu envie de t’épouser tellement mon amour pour toi est devenu inconditionnel. Je ne voudrais pas faire d’infidélités à Paris qui reste la plus belle ville du monde, la ville dans laquelle je suis née, ma ville à moi. Mais toi New York, tu es plus moderne, plus énergique, plus sympathique. Tu te nourris du dynamisme de tes habitants qui n’ont pas d’autre choix que de marcher ou crever, il n’y a pas de place pour tout le monde, seuls les meilleurs, les plus méritants, auront tes grâces. Il sait de quoi il parle, Frank, quand il dit « If I can make it there, I’ll make it anywhere ». Tes habitants sont des êtres résistants qui n’ont pas oubliés d’être aimables, et c’est ce qui fait leur charme. Ils sont toujours pressés mais ils seront là si tu as besoin d’eux, si tu es perdu ; ils ont encore le sourire, les New Yorkais, parce que la vie est dure mais ils savent la chance qu’ils ont de vivre dans cette ville qui ne dort jamais. Eux, en revanche, dès qu’ils le pourront ils feront un petit somme pendant leur trajet en métro. Sans aucune honte, ils dormiront la bouche grande ouverte et se réveilleront comme par magie à leur arrêt et se lèveront  vers la sortie, dignes, régénérés.

Ils sont beaux, les New Yorkais. Les jeunes femmes qui déambulent à moitié nues dans les rues, looks à la fois improbables et fascinants. Grosses, bonnes, belles, laides, personne ne les regarde. Tout le monde s’en fout. Personne n’a le temps de se jauger. Et les femmes d’un certain âge, toujours élégantes dans leur tenue tout droit sortie du magazine Vogue. Même les chiens ont la classe. Ils imitent leurs maîtres et marchent la tête haute, à travers les rues qui les mènent à Central Park, ton poumon vert. C’est ce magnifique parc qui fait de toi cette ville parfaite, idéale. Planté au milieu de Manhattan, il contraste avec le gris qui l’entoure, il donne une occasion de marcher pieds nus dans l’herbe à l’heure de la pause déjeuner, de faire quelques exercices d’assouplissement pour évacuer le stress, de discuter avec les écureuils facétieux qui sont chez eux, d’aller à la rencontre des pandas roux qui sont dans le zoo, de faire un jogging pour faire comme dans les films. C’est exactement ça : quand je suis avec toi, New York, je me fais mon film à moi.

Je me promène dans tes rues, le dernier album des Strokes dans les oreilles, et j’imagine que Julian Casablancas se trouve là, en compagnie de son fils Cal qui a les mêmes cheveux parfaits que son père, et on parle d’Instant Crush, le titre auquel il a participé sur Random Access Memories des Daft Punk. Puis j’imagine que Larry David débarque au coin de la rue et que je l’invite à partager un knish chez Yonah Schimmel, il me dit qu’ils sont « pretty, pretty, pretty good »et j’éclate de rire. Au détour d’une rue du Lower East Side, je tombe sur Lazaro et Jack, les couturiers de Proenza Schouler qui décident de m’offrir un PS1 parce qu’ils savent que c’est le seul sac que j’ai envie de m’offrir et que mon compte en banque ne me permet plus d’en acheter un. Parce que je fais trop de bonnes affaires chez toi, New York. Je dépense trop. Tout le temps. Tu me dépouilles de tout l’argent que je possède. Je marche des kilomètres et des kilomètres pour dénicher les meilleurs plans shopping, je ne sens plus mes jambes mais je continue parce que j’aime descendre tes avenues puis les remonter, même si ça prend des heures, même si je suis épuisée. You’re fucking killing me. Mais je ne t’en veux pas. Je t’aime, New York.

A chaque fois que j’arrive, la première chose que je fais c’est courir vers le Flatiron building. Cet immeuble en forme de fer à repasser qu’on voit dans les films et les pubs. C’est mon building préféré et je suis incapable d’expliquer pourquoi. Je le trouve beau, audacieux, différent mais c’est bien plus que ça. Ce que je ressens quand je le vois, c’est la même chose que lorsqu’on revoit un ami qu’on n’a pas vu depuis longtemps. On est à la fois très heureux et ému. New York, ton architecture me fait tourner la tête, tu me vois chercher le meilleur angle pour prendre en photo le Chrysler building ? Je me contorsionne dans tous les sens pour essayer de capturer l’essence de tes gratte-ciels. Les regarder ne me suffit pas, les prendre en photo non plus. Je m’approche et je les touche. Je touche la pierre, je m’imprègne de leur histoire, si j’osais je leur ferais des bisous mais j’ai un peu peur qu’on me prenne pour une folle…Ah…New York, tu me rends folle !

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Merci Twitter

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C’est à la mode de dire que « Twitter, c’était mieux avant ». Je n’ai pas connu ce « avant ». Inscrite en 2009, je n’ai pas tweeté avant 2012…Mon premier tweet, je ne m’en souviens plus, mais j’étais un peu perdue, au début. Puis j’ai commencé à oser dire des trucs, cachée derrière mon écran, et avoir des réponses, puis répondre à des trucs, partager, discuter, me sentir moins seule. J’ai commencé à tweeter parce que je me sentais un peu seule. L’amie dont je me sens la plus proche a épousé un Américain et quitté le pays dans la foulée, je crois que son départ a créé un grand vide. Les autres amis, ils étaient aussi à l’étranger maintenant, et ceux qui restaient à Paris avaient d’autres amis plus proches, j’avais le sentiment qu’ils n’étaient jamais vraiment joignables, qu’il fallait tout le temps tout prévoir à l’avance, que depuis qu’ils avaient eu un gosse, ils étaient devenus vraiment chiants et/ou cons. Je me retrouvais sans personne avec qui boire un verre en semaine ou faire la conne toute la nuit en dansant bourrée sur les tables.

Grâce à twitter, j’ai rencontré de nouvelles personnes virtuellement puis « pour de vrai ». J’ai rarement été déçue. Bien sûr, twitter est comme n’importe quelle entreprise ou communauté ; dans ta Timeline, il y aura toujours une attention whore (tu as de la chance si tu n’en as qu’une), un admirateur relou qui répond à tous tes tweets, un énergumène qui fait des blagues vraiment périmées, plein d’ amoureux des chats, un amoureux des chiens qui proclamera son amour des chiens mais se sentira bien seul, un militant politique prêt à se couper un bras pour son parti, une féministe enragée plus qu’engagée, des queutards qui t’enverront des DM pour tenter leur chance, mais surtout…il y a des gens comme toi. Qui te correspondent, qui t’apprennent des choses, qui te permettent de rencontrer d’autres personnes, qui deviendront de nouveaux amis.

Il y a les apéros où on ne s’entend pas parce qu’on est trop nombreux, et ceux qu’on fait les uns chez les autres, en petit comité, les folles soirées où un mec bourré finit toujours par nous montrer sa bite, les après-midi où on se rejoint dans le Marais pour boire un thé et refaire le monde, les concerts où on fait un peu nos groupies, les expos parce que quitte à se cultiver autant le faire ensemble, les livres qu’on se prête, les conseils qu’on se donne, les pâtisseries maison qu’on a le plaisir de partager, les pleurs, parfois, parce qu’on se dit des vrais trucs qui font pleurer, les parties de Monopoly et de Time’s Up qui durent des heures et des heures, les coups de fil en pleine nuit pour dire qu’on a trop bu et qu’on est heureux de vivre. Tout ce qui fait que tu ne te sens plus seule du tout.

Alors merci  à Maëva, Benjamin, Vanessa, Ornella, Maryline, Axel, Noémie, Cindy, Valérie, Sabrina, Thibaut et Thibault, Fred qui est de retour, Aurélia, Maryne, Adeline, Elodie, David, Luca et Lucas, Anaïs, Paloma, Chloé, Aurore, Sandrine, Claire, Mehdi, Eric, Jean-Arnaud, Céline, Eva, Ammar, Julien, Laura et tous les autres. Oui, même toi. Merci <3

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Fausse séquestration de l’actrice X Nikita Bellucci, le bad buzz de l’année ?

Nikita Bellucci

Nikita Bellucci

3h15 la nuit dernière, je reçois un appel en absence d’une bonne copine de twitter mais je ne réponds pas, mon téléphone est en mode « silencieux ». Lorsque j’ouvre les yeux à 8h30, je vois qu’elle m’a laissé un SMS, elle souhaite savoir si j’ai le numéro de téléphone d’Angell Summers, une actrice X que j’ai rencontrée sur le tournage de fuckwithatouit en octobre dernier et avec laquelle j’avais sympathisée. La bonne copine, paniquée, souhaite la joindre parce qu’elle a vu une vidéo de Nikita Bellucci (autre actrice rencontrée sur le même tournage) qui ressemble fortement à une séquestration. Angell Summers étant réputée pour être la grande copine de Nikita, elle souhaite avoir des informations sur cette vidéo effrayante dont elle n’a vu que la moitié, choquée par sa mise en scène. Elle est inquiète parce que Nikita Bellucci n’a pas tweeté depuis trois jours. Pire, le dernier tweet qu’elle a envoyé parlait d’un homme qui la harcèle, un certain Wilhelm Noiret.

Le dernier tweet de Nikita Bellucci renvoie à ce billet écrit sur son blog

Le dernier tweet de Nikita Bellucci renvoie à ce billet écrit sur son blog

Depuis des semaines, l’actrice ne cache pas ses problèmes de harcèlement sur twitter, ses fans savent qu’elle est régulièrement ennuyée par des petits malins qui profèrent des menaces à son encontre (quand ce ne sont pas d’autres actrices plus confidentielles, jalouses de son succès). Ne réussissant pas à joindre Angell Summers, la bonne copine prévient la police, effrayée à l’idée que cette vidéo puisse être authentique et que la belle Nikita soit retenue dans une cave où elle subit les pires tortures…Les proches et fans de Nikita Bellucci se regroupent pour donner le plus d’informations possibles à la police, certains connaissent son véritable nom et son adresse. La bonne copine passera des heures au commissariat, en pleurs, effrayée à l’idée que Nikita puisse être morte.. Les deux numéros de téléphone de Nikita Bellucci sont appelés mais les lignes sont indisponibles et les relevés auprès de l’opérateur sont affirmatifs : il n’y a pas d’activité depuis 3 jours. La police prend cette affaire très au sérieux et dépêche 60 véhicules ne serait-ce qu’en Ile-de-France, des policiers sont également dépêchés dans l’Eure-et-Loir…Au final, la police se verra confirmer par le magazine Hot Vidéo que cette vidéo était destinée à faire le buzz (raté !) et qu’il ne faut absolument pas s’inquiéter, l’actrice est actuellement sous le soleil du Portugal…

Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont unanimes : ce buzz est minable. Les fans et proches de Nikita Bellucci ont le sentiment d’avoir été manipulés. Nikita, réputée pour être à la fois grande gueule et proche de ses fans, ne s’est pas encore exprimée à ce sujet. L’actrice se rend-t-elle compte qu’elle a joué avec les sentiments de ses fans, persuadés que cette histoire d’harcèlement était sérieuse, fondée, authentique, puisqu’elle en parlait sur son compte twitter et sur son blog ? Certes, elle avait déjà fait croire qu’elle arrêtait le X, mais elle avait très vite avoué que c’était une blague. Ici, la blague est de bien plus mauvais goût : faire croire à une séquestration, jouer sur la peur et le doute. Qui, chez Hot Vidéo, magazine à l’origine de ce buzz, a bien pu avoir cette idée brillante ?

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Je n’arrive pas à comprendre comment Nikita Bellucci a pu se laisser embarquer dans un buzz aussi merdique, non seulement parce que c’est une fille intelligente mais aussi parce qu’elle n’avait absolument pas besoin d’un autre buzz. Elle avait déjà été au cœur des médias en janvier dernier lorsque Gérard Depardieu s’était invité devant la caméra de Paris Dernière qui interrogeait l’actrice sur son métier et ses futurs projets. Depuis, elle était partie aux Etats-Unis où elle a beaucoup travaillé. Certaines actrices en manque de notoriété  auraient pu se laisser tenter par une idée aussi saugrenue mais Nikita ? La direction de Hot Vidéo est muette, personne ne semble capable de s’exprimer, la vidéo a été supprimée en début d’après-midi et c’est à peu près tout. La bonne nouvelle c’est que Nikita va bien, la mauvaise nouvelle c’est qu’elle va devoir reconquérir ses fans, écœurés par ce bad buzz…

Capture d'écran de la vidéo de la fausse séquestration postée hier à 00:30.

Capture d’écran de la vidéo de la fausse séquestration postée hier à 00:30.

Deux ou trois choses que je ne comprendrais jamais…

 1/ Comment peut-on  appeler son enfant « Solal » ?

Pour ceux qui ne le savent pas, ces dernières années beaucoup de célébrités ont appelé leur fils Solal (Vanessa Demouy, Jean Sarkozy, la chanteuse Rose etc). J’imagine que c’est un prénom qui leur plaît mais je les soupçonne de vouloir se donner un « petit air intello »…parce que Solal est avant tout  le personnage principal du chef d’œuvre d’Albert Cohen, Belle du seigneur. Pour faire court, c’est un genre de Tristan et Yseut moderne, l’histoire d’une passion dévorante entre deux amants qui finiront par se suicider. Je sais pas vous mais moi je n’ai aucune envie de donner à mon fils le prénom d’un personnage qui s’est suicidé. Je sais pas, je trouve ça moyen cool comme présage. (Vous l’aurez deviné je suis un tantinet superstitieuse…)

2/ Pourquoi les frigos ne se dégivrent-ils pas tout seuls ?

Je parle de ces petits frigos « table top » que tu as la joie de posséder lorsque tu vis à Paris dans moins de 20m2. Tous les trois mois, il faut se coltiner le dégivrage à l’ancienne, c’est-à-dire débrancher la bête et attendre que la glace se transforme en eau. Eau qui viendra inonder ton unique pièce (si tu es riche, tu ne comprends sûrement pas de quoi je parle, passe au numéro 3, je t’en prie). Tu auras beau tenter tout ce que tu peux pour que cette opération soit rapide (sèche-cheveux ou chauffage soufflant ou enlever la glace avec un objet contondant, par exemple), cela ne servira à rien. C’est long, c’est pénible et il faut le faire. Courage à toi, ami pauvre.

3/ Pourquoi les femmes acceptent de faire la queue aux toilettes pendant 3 plombes alors que les toilettes des hommes sont toujours vides ?

Je vois ce spectacle tous les jours. Notamment dans les musées. Des femmes agglutinées comme des moutons en train de faire la queue pendant de longues minutes. Je ne sais pas ce qu’elles font,les femmes, aux toilettes, mais c’est vrai qu’on peut se demander si elles font toutes systématiquement caca parce qu’elles y restent des plombes…Et pendant ce temps, les toilettes des hommes sont vides. Ce n’est peut-être pas très distingué de squatter les toilettes des hommes quand on est une femme mais la vie est trop courte et ma vessie trop petite. Seul petit bémol : les toilettes des hommes sentent souvent encore plus mauvais que les toilettes des femmes. Triste réalité.

4/ Pourquoi les gens portent-ils des chapeaux ?

Les chapeaux, soyons honnêtes, ça ne va à personne. Ce n’est pas pour rien qu’il existe une expression réservée à ceux (denrée rare) qui les portent avec grâce : « Avoir une tête à chapeau ». Je ne parle pas des casquettes, je parle des panama, trilby et borsalino censés donner un « style » à la personne qui les porte. Il faut peut-être déjà avoir du style avant de s’acheter un chapeau…La majorité du temps, le porteur de chapeau, convaincu d’avoir la « classe », a l’air d’un gros con qui essaie de s’acheter une personnalité avec son couvre-chef. Au lieu de vous la raconter avec vos chapeaux de merde, commencez peut-être par apprendre à vous habiller les gens.

Quelle magnifique mise en scène ! (escabeau + chauffage dans le fond)

Quelle magnifique mise en scène ! (escabeau + chauffage dans le fond)

5/Pourquoi les gens portent-ils des tongs  à Paris ?

J’ai beaucoup de mal à supporter la vision d’orteils inconnus, c’est l’une des nombreuses raisons qui me font détester l’été (nous y reviendrons dans un prochain post). Autant je peux comprendre qu’on se promène les doigts de pieds à l’air quand on habite à Marseille, je n’ai plus aucune tolérance quand il s’agit des Parisiens. A Marseille, non seulement il fait vraiment chaud mais en plus il y a la mer. C’est une excellente raison de porter des tongs, on peut facilement atteindre la plage, les ôter et courir vers la belle bleue. Mais à Paris ? Les tongs sur le bitume, dans le métro, pour courir après le bus ? Sérieusement ? Arrêtez de faire les radins les Parisiens, allez donc vous acheter de vraies chaussures, personne n’a envie de voir vos vieux pieds dégueulasses, c’est vomitif, vraiment.

6/ Pourquoi les amis de mes amis ne sont jamais mes amis ?

Je ne sais pas si ce problème ne concerne que moi, mais j’ai remarqué depuis pas mal de temps que les amis de mes amis ne sont jamais mes amis. Pourtant, nous avons un point commun, un intérêt commun : notre ami(e). Logiquement, nous devrions bien nous entendre. Que nenni ! Les amis de mes amis, je les trouve mièvres, prétentieux, fatigants, pas drôles. Et je me demande toujours «Comment mon ami(e) peut-il/elle être ami(e) avec moi et aussi avec ces cons ? ». Le mystère reste entier. Heureusement, rien ne nous oblige à côtoyer les amis de nos amis ! (Qu’ils crèvent !) (Oups).

7/ Pourquoi les Parisiens adoooorent le Vélib’ ?

Je n’aime pas le vélo mais je comprends parfaitement qu’on puisse apprécier d’en faire à la campagne. Les balades à vélo permettent de prendre un grand bol d’air pur, le paysage bucolique permet de rêvasser sur  les routes sinueuses mais dégagées, on se sent libre et heureux de vivre. Mais dans la pollution Parisienne, juché sur un engin qui pèse un âne mort (22 kilos le Vélib’) entouré de voitures qui klaxonnent et risquent à tout moment de vous écraser, je ne vois pas l’intérêt. (A moins, peut-être, d’être suicidaire ?)

Il n’y a pas que deux ou trois choses que je ne comprendrais jamais, il y en a bien plus ! Je consacrerai d’autres billets à ce sujet, d’ici là, n’hésitez pas à me faire part de vos idées :)

[LIVRE] Faut-il acheter le dernier Houellebecq ?

Quand j’ai appris que Michel Houellebecq sortait un recueil de poésie, je dois avouer que j’ai été un peu déçue. La poésie, ça m’emmerde assez, je préfère les romans, les personnages complexes, les intrigues, les aventures imaginaires. Pourtant, j’ai pris un réel plaisir à lire les 96 pages de ce recueil, j’ai été à la fois amusée, attristée et étonnée, comme j’aurais pu l’être en lisant un roman.

La poésie de Michel Houellebecq n’a rien d’emmerdant, loin de là. Il évoque surtout la mort et l’amour. La déchéance des corps qui se flétrissent, l’inéluctable vieillesse avant de disparaître complètement, pour toujours. L’amour charnel mais aussi l’amour, le vrai, celui qui nous obsède quand on le perd, celui qu’on n’ose pas reconquérir de peur d’échouer, le seul, l’unique, l’amour d’une vie.

Le recueil est divisé en 4 parties dont la plus amusante est bien sûr « mémoires d’une bite » où Houellebecq se montre à la fois amoureux des femmes et littéralement impitoyable avec elles, comme ci-dessous.

Pauvre fille,

Cheveux plats vilain corps

Travaillant à l’aéroport

Regardant sous la pluie

Les avions décoller

Petit visage de cochon

Tout aplati par la détresse,

Les seins qui tombent à dix-sept ans

Et la triste pâleur des fesses

 

(Le système est organisé

Pour la reproduction du même,

Le darwinisme avalisé

Créé la banalité suprême.)

Les poèmes en prose côtoient les poèmes de facture plus classique, le tout forme un mélange cohérent qui laisse tout de même un goût amer pour toute personne qui admire l’écrivain et son œuvre. Michel nous inquiète, serait-ce son testament ? Les journalistes disent qu’il va mieux. C’est tout ce qu’on lui souhaite. Houellebecq est méchant mais Houellebecq est attendrissant, on aurait bien envie de lui dire que tout cela, ce n’est pas si grave, ni l’amour, ni la mort. YOLO, Michel ! (Pardon, je m’égare).

Vous l’aurez compris, la réponse est affirmative, il faut se procurer ce recueil parce qu’il contient du Beau qui vous fera réfléchir. Ce n’est pas si fréquent, vous remarquerez…

Michel Houellebecq, Configuration du dernier rivage, Flammarion (96 pages, 15 €)

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Je ne reviendrai pas

Je ne reviendrai plus

Je ne suis pas d’ici,

Le soleil m’abat

Le soleil me tue

Je n’ai pas envie.

 

La journée est ,

Elle se reproduit

Le danseur s’en va,

Personne ne le suit.

[LIVRE] Les tribulations d’une Japonaise à Paris

eriko

A tous les amateurs ou amoureux du Japon, je conseille vivement ce petit livre (123 pages), parfait pour égayer vos trajets en métro. Il raconte les tribulations d’une Japonaise à Paris, Eriko Nakamura, une véritable star dans son pays ; elle a été présentatrice pendant des années sur la chaîne Fuji TV avant de rencontrer l’amour auprès d’un Parisien. Elle épouse celui qu’elle appelle affectueusement Charles-San après une histoire digne d’un conte de fée moderne (attention, les jalouses risquent de maigrir à vue d’œil).

« Nââândé!? » est l’expression qu’Eriko utilise à chaque fois que le choc des cultures est trop violent, c’est, en quelque sorte, un cri de détresse face aux mœurs parisiennes. On pourrait traduire ce « Nââândé!? » par un « Non mais je rêve !? » sur le ton le plus outré possible. Les taxis qui refusent les petites courses, les serveurs de restaurant qui mettent l’addition sur la table comme s’ils voulaient se débarrasser des clients, les parisiens qui sortent dans des boîtes branchés pour faire la gueule au lieu de chanter et de danser sont autant d’incompréhensions pour Eriko. Elle résume bien le choc des cultures entre son pays d’origine et son pays d’adoption dans cette phrase : « La France est un pays de droit, de revendication, alors que le Japon est un pays de devoir et d’obligation ».

« Nââândé!? » fait écho à « Stupeurs et tremblements » d’Amélie Nothomb, qui racontait les tribulations d’une Belge au Japon. Même s’il s’agit plus d’une collection d’anecdotes que d’une véritable œuvre littéraire, j’ai particulièrement apprécié d’approfondir ma connaissance de la culture nippone. Je ne savais pas qu’au Japon, la robe de mariée ne s’achète pas, elle se loue car elle ne sera portée qu’une fois (coutume tellement plus logique que la nôtre…), j’ai appris la différence entre une Sweet lolita et une Fruit Lolita et surtout…je me suis rendue à l’évidence : elle a raison, Eriko, les Parisiens sont « cavaliers ». J’essaierai d’être plus aimable la prochaine fois qu’un touriste me demande mon chemin. Parole d’honneur !

Nââândé de Eriko Nakamura, Pocket (123 pages, 5,70 €)

Trop kawaiii !

Trop kawaiii !