Au revoir, à bientôt

J’ai décidé de ne plus écrire sur ce blog. Je ne vais pas le fermer, parce que vous êtes toujours plus nombreux à le lire chaque jour, ce qui continue de m’étonner. Merci à tous ceux qui sont passés par là pour lire mes mots, rien ne me fait plus plaisir. C’est pour ça que j’ai voulu avoir un blog : être lue par des inconnus, partager un peu de la culture parisienne, essayer de donner des conseils, faire rire, aussi. Je continuerai de répondre aux commentaires et je reste joignable sur ce mail : obnoxious4ever@hotmail.fr

 

Merci à tous ceux qui ont pris le temps de laisser un commentaire. Merci à tous ceux qui se sont abonnés à ce blog.

 

Au revoir, à bientôt !

Petit Bain et Typy P7, un duo gagnant sur les quais

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Petit Bain est mon dernier coup de cœur. C’est une barge flottante qui se trouve face à la BNF dans un quartier en plein essor, un lieu atypique comme il en faudrait plus dans la capitale, surtout l’été où on ne sait pas trop quoi faire quand on n’a pas la chance de partir en vacances. C’est un très joli lieu qui a fêté ses deux ans il y a peu et qui possède une terrasse, un restaurant et une salle de concerts.

La terrasse, espace qui peut accueillir 100 personnes, promet une vue imprenable sur la Seine, on sirotera un Mojito en écoutant de la musique qui donne envie de se remuer (mais pas de la minimal comme partout ailleurs, non, plutôt du ragga ou du dub). Et si on a une petite faim, les brochettes sont là en guise de tapas (6€). Ne soyez pas surpris de voir des baignoires remplies de plantes aquatiques, Petit Bain est aussi un espace de découverte et d’expérimentation végétale.

Le restaurant se trouve au rez-de-chaussée et je vous avoue que j’ai préféré me rendre au « Typy P7 » en face dans un espace recouvert…Ils proposent des brochettes de viande ou de gambas, pas besoin d’avoir son propre barbecue, il suffit de s’installer sur l’une des  grandes tables en bois, c’est convivial puisqu’on sera assis à côté de parfaits inconnus avec lesquels on pourra échanger quelques mots le temps d’un repas. Mais on peut aussi rester entre soi, l’espace à beau être très fréquenté, on s’entend parler. Les serveuses sont souriantes et efficaces, ce qui est également un point positif. Pour ceux qui ne souhaitent pas dîner, des transats sont à disposition pour se détendre et regarder les gens passer (une activité tellement Parisienne !).

Les concerts peuvent accueillir 450 personnes ; de genres musicaux très variés, rock vietnamien, tango turc ou hip hop africain, entre autres, ils promettent de belles découvertes en perspective. Les prix des places sont bon marché quand les concerts ne sont pas tout simplement gratuits (voir leur agenda sur le site).

Si vous avez des enfants turbulents (ou pas) dont vous ne savez que faire, sachez que « Le Club interdit aux moins de 13 ans » aura lieu un dimanche après-midi par mois à partir de la rentrée, vos enfants pourront se défouler sur le dance-floor comme les grands ! (Et le soir, épuisés, ils s’endormiront paisiblement ;))

Cerise sur le gâteau, Petit Bain permet aux personnes éloignées de l’emploi de les former et les réinsérer, c’est donc aussi un lieu de socialisation. Mais assez parler, jugez plutôt par vous-mêmes avec ces quelques photos prises lors de mes sorties là-bas…

Petit Bain
7 Port de la Gare
75013 Paris
Au pied de la BnF, à côté de la Piscine Joséphine Baker http://www.petitbain.org/

NB : Le restaurant et la salle de concerts sont accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Typy P7, bar et restaurant face au Petit Bain https://www.facebook.com/pages/Typy-P7/201114400044447?ref=stream&viewer_id=0

 

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Rétrospective Keith Haring, The Political Line (Musée d’Art Moderne et CENTQUATRE)

Autoportrait, 1989

Autoportrait, 1989

« L’art n’est pas une activité élitiste réservée à l’appréciation d’un nombre réduit d’amateurs, il s’adresse à tout le monde. »

On ne présente plus Keith Haring, l’artiste le plus prolifique de sa génération,  véritable icône des années 80, créateur d’un style toujours aussi moderne plus de vingt ans après avoir perdu son combat contre le sida, à l’âge de 31 ans. On savait que Keith Haring était un artiste (un être) exceptionnel, cette rétrospective ne fait que renforcer ce sentiment. Ah…si seulement il avait vécu plus longtemps…

Le Musée d’Art moderne s’est allié au 104 pour présenter l’œuvre de Keith Haring sous l’angle politique, de ses combats qui furent nombreux et ce, jusqu’à son dernier souffle. Pourquoi une exposition dans deux établissements culturels ? Parce que les grands formats méritaient d’être vus dans un lieu assez grand pour les sublimer, le 104 et ses 35 000m2 étaient tout trouvés. D’autant que l’établissement est situé dans un quartier populaire et que l’idée que l’art puisse être accessible était chère à l’artiste. En effet, trois gigantesques sculptures en extérieur sont visibles par tous, gratuitement.

J’ai commencé par me rendre au 104 qui est un lieu que j’affectionne particulièrement, certes c’est à l’autre bout de la ville mais c’est un lieu extrêmement beau et vivant. Les habitants du quartier  savent que c’est un espace libre, on peut rester là, sur les transats mis à disposition, choisir un livre dans la bibliothèque qui se trouve dans la cour, profiter du soleil et du wifi gratuitement. Des danseurs de hip hop squattent l’espace sous les halles, c’est un beau spectacle que de les voir faire et refaire les mêmes pas sans fatiguer. Je crois que c’est un lieu que Keith Haring aurait aimé !

Au 104, ce sont donc les grands formats qui sont exposés, des bâches et peintures sur les thèmes de la religion, de la menace nucléaire ou du sida avec la fameuse peinture Safe Sex.

A ne pas rater : une œuvre majeure rarement exposée, Les Dix Commandements (1985), dix panneaux de 7 mètres sur 5 que l’artiste a réalisé en trois jours. Il s’agit bien évidemment d’une réinterprétation libre, inspirée de la Bible. Une dénonciation de la religion et de la société de consommation qui commence sérieusement à sévir dans les années 80. Ainsi « Tu n’auras pas d’autre Dieu que moi » montre une télévision en guise de Dieu… Les dix panneaux sont impressionnants,  les grands aplats montrent la vitesse à laquelle il les a réalisés, sûr de lui, prêt à en découdre. Les signes du diable, l’enfer, les personnages avec leurs croix, comme des cibles, les serpents qui nous rappellent qu’on nous ment, que ce ne sont que des sornettes. Il faut voir cette œuvre monumentale pour le croire. Trois jours seulement !

A l’extérieur, près de la sculpture du chien rouge qui danse, un abri en bois vous propose de vous asseoir pour regarder trois documentaires sur l’artiste. Le plus intéressant s’intitule « Restless Keith Haring » et dure 36 minutes que vous ne regretterez pas. On y voit l’américain en plein travail, au Brésil, où il s’était réfugié pour échapper au tumulte, chez son ami Kenny Scharf qui tente de restaurer un dessin effacé par les affres du temps grâce à des photos (Keith Haring prenait systématiquement tout ce qu’il produisait en photo, conscient de la notion éphémère de son travail). Kenny Scharf nous apprend que Keith Haring avait le pressentiment qu’il ne vivrait pas longtemps, bien avant que le sida ne devienne malheureusement à la mode et décime tout leur groupe d’amis. Il avait conscience d’être ici-bas pour délivrer un message, c’est pour cette raison qu’il travaillait sans relâche. « Ma contribution au monde est ma capacité à dessiner », disait-il. Dessiner était une performance pour l’artiste : il prenait beaucoup de plaisir à le faire devant une audience. Entre 1980 et 1985, il aura dessiné  des centaines d’œuvres à la craie blanche sur les panneaux publicitaires noirs du métro de New York. « Quand j’ai vu qu’il y avait partout dans les couloirs du métro de ces surfaces noires, j’ai compris quelle découverte j’avais faite. » Pour contraster avec la couleur noire du support, il utilise la craie, facile à transporter, facile à utiliser.

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Au Musée d’Art Moderne, les nombreuses œuvres de Keith Haring nous montrent que malgré son succès commercial, l’artiste aura toujours eu à cœur d’aider, de combattre, de militer. Il collaborera avec un jeune artiste de rue, LA 2, participant ainsi à la démocratisation du graffiti mais aussi d’un mouvement musical en devenir, le hip hop. Si chacun connait son implication dans la défense des droits des homosexuels et la lutte contre le sida, on apprend qu’il aura mené d’autres combats de front : la lutte contre l’illettrisme, contre la drogue (« Crack is wack »), mais également le racisme. En effet, il dénoncera l’Apartheid en Afrique du Sud en distribuant plus de 20 000 posters Free South Africa  lors d’une manifestation à New York. Haring était avant-gardiste concernant des thèmes tels que la menace nucléaire (il réalisera de nombreuses affiches dont Anti-Nuclear Poster (1982)) ou la destruction de l’environnement, pas vraiment en vogue à l’époque. Plus généralement, il luttera contre toute forme d’oppression, contre toutes les discriminations. En 31 ans il aura même eu le temps de créer sa propre fondation la « Keith Haring Foundation », en 1989, qui est chargée de venir en aide aux enfants et de soutenir les organisations qui luttent contre le sida. Avant de mourir, il réalisera un rétable qui se trouve actuellement à l’église Saint-Eustache, beau pied de nez pour quelqu’un qui aura toujours lutté contre l’oppression que représente la religion…

Cette exposition nous rappelle l’importance de l’œuvre de Keith Haring et permet de démontrer à ses détracteurs, toujours jaloux de son insolent succès, que sa renommée internationale lui aura permis de transmettre des messages politiques qui sont toujours d’actualité. Et que son influence est bien là, qu’ils le veuillent ou non.

Avec près de 250 œuvres réalisées sur toile, sur bâche ou dans le métro, cette exposition est l’une des plus importantes jamais réalisées sur l’artiste dans une ville qu’il appréciait particulièrement et dans laquelle il avait vécu. C’est l’exposition à voir absolument, dépêchez-vous, elle se terminera le 18 août…

Keith Haring, The Political Line, jusqu’au 18 août 2013

AU MUSEE D’ART MODERNE DE LA VILLE DE PARIS
11 avenue du Président Wilson – 75116 Paris
http://www.mam.paris.fr/fr/expositions

AU CENTQUATRE
5, rue Curial
75019 Paris
http://www.104.fr

Sur présentation du billet acheté au MAM ou au 104, bénéficiez du tarif le plus bas (5,5€ ou 3€) dans l’autre lieu pour visiter la 2ème partie de l’exposition.

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Le rétable de l'église Saint-Eustache

Le rétable de l’église Saint-Eustache

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Hey Twitter, on fait un break ?

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Ah…Twitter, ses hashtags, son microcosme, ses tweets ciblés, ses haters, ses chocobisous dégoulinants d’amour et de cœurs.  Serait-ce le monde des bisounours ? Non, pas vraiment. Il y a quelques mois, j’ai écrit un billet élogieux sur le réseau social à l’oiseau bleu. Aujourd’hui, je crois qu’il est nécessaire d’y apporter des nuances.

Comme dans toute relation, au début, Twitter, c’est formidable : on se sent moins seul, on  apprend plein de trucs, on se fait de nouveaux amis (du moins, c’est ce qu’on pense…), on vit à nouveau « en groupe », comme quand on était ados, chacun vient avec un pote aux apéros et au final on est  15 autour de la table. On se sent fort, quand on est 15. On rit beaucoup, on boit beaucoup,  c’est convivial, c’est bon enfant.  Certes on ne peut pas vraiment communiquer puisqu’il y a trop de monde, on ne s’entend pas, on doit parler fort, on fait semblant de se comprendre, on ne capte que l’essentiel de ce qui se dit. Mais on s’en fout, au moins, on n’est plus seuls.  On a une vie sociale (du moins, c’est ce qu’on croit…).

On se retrouve rapidement à parler tous les jours à des dizaines de personnes différentes via le réseau social, qu’on retrouve régulièrement dans la « vraie vie ». Mais bien évidemment, comme dans tout groupe, il y a des personnalités qui se rapprochent et d’autres qui ne s’aiment pas du tout, des gentils, des méchants, des salopes, des gros naïfs et de vrais fils de putes (pardonnez-moi l’expression).

Twitter devient alors une sitcom un peu trash, un joyeux bordel mêlé d’envie, de jalousies, de secrets, de paranoïa et de mégalomanie. « Tu crois vraiment qu’ils couchent ensemble ? Elle est belle et il est moche, je comprends pas…. », « Ouais, il a 3 plans cul réguliers et sa meuf n’est pas au courant. Si, si, il a une meuf mais personne ne le sait… », « Il m’a montré la photo qu’elle lui a envoyé, je te jure qu’elle lui a envoyé une photo de sa chatte, hahahahha », « Je sais qu’elle a couché avec X, c’est Y qui me l’a dit, mais ne le répète pas sinon Z va être verte de rage », « Je ne veux plus parler à Bidule parce qu’il a été méchant avec ma copine Machine, tu vois ce que je veux dire ? », « Je sais que je suis mieux que lui, on n’est pas au même niveau, et il a que 300 followers alors que moi je suis influent », « Je sais pas pourquoi, je suis sûre qu’elle m’aime pas, ça se voit ! », « Tu crois que j’ai une chance avec ton pote ? Je suis son genre de meuf ? », « Elle est trop mal foutue, elle est moche avec ses grandes dents, je ne vois pas ce que tout le monde lui trouve ».

C’est incessant. Les remarques, les critiques, le bashing ciblé sur une personne qui change tous les mois, on a besoin de détester quelqu’un pour se sentir encore plus fort, à l’inverse, on portera un twitto aux nues puis il laissera sa place à un autre, encore « plus mieux ». Et puis il y a l’hypocrisie. La fille que tu trouves un peu conne tu es bien content de coucher avec elle, hein ? Et lui là-bas, tu étais bien contente qu’il t’aide à déménager, pourtant tu dis à tout le monde que son blog c’est de la merde et que tu fais semblant de trouver ça bien. Et toi qui fais semblant d’être ma pote dans l’espoir de coucher avec mon meilleur pote, et toi qui es méchant avec celle qui te défend toujours auprès des autres, et toi qui critique les filles qui couchent alors qu’on sait tous que t’as sucé la moitié de ta TL, et toi, et toi, et toi…

Et au final, on est plus seuls qu’au départ. Ce qui n’était pas le but escompté. Mais l’essentiel, c’est de le savoir. Que tout ça, ce n’est pas la vraie vie. Que ce n’est pas sérieux. Que la vraie vie, ça a quand même plus de saveur que de rester comme un connard devant son écran en pensant qu’on est aimé par des gens qu’on considère comme des amis alors qu’on les connait depuis 3 mois et demi . S’il faut croire en une dizaine d’amitiés pour n’en développer réellement que deux, ça vaut le coup, non ? Alors merci quand même, Twitter. Mais tu me fatigues !

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Kattenkabinet, le musée des chats à Amsterdam

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J’ai eu la chance de passer un week-end à Amsterdam qui n’est pas que la ville des coffee shops et des putes en vitrine. Certes, je ne cacherais pas au lecteur de ce blog que je n’ai pu résister à l’envie de fumer un peu de white widow pendant ce petit séjour (quoi qu’on en dise, ça détend les neurones :)).

Cette fois, j’ai pu découvrir le  musée des chats, qui se trouve sur le canal de l’Herengracht, en plein centre-ville. Cette jolie maison a été rénovée puis transformée en musée en 1990 en mémoire de JP Morgan, le chat roux de son fondateur, Bob Meijer (une partie du musée lui est consacrée). Le musée ne représente qu’un étage de la maison ; le dernier étage est habité, vous pourrez tomber sur l’un des chats qui y vivent, j’ai eu la chance d’en croiser un tigré, peu farouche, à qui j’ai pu faire quelques caresses (je n’ai malheureusement pas eu le temps de faire une photo de cette jolie créature…).

Le musée des chats est très original puisque vous n’avez pas le sentiment d’être dans un musée mais plutôt d’entrer dans l’intimité d’un inconnu, collectionneur d’art passionné par les félins. Même si le musée est petit, il regorge d’affiches, de peintures, de dessins, de sculptures d’artistes célèbres tels que Rembrandt, Toulouse-Lautrec ou encore Pablo Picasso. Il faut regarder partout, il y a tant à voir ! Il vous sera possible de vous procurer une carte postale ou une affiche dont le choix est grand. Le prix de la visite est de 6 € mais c’est une expérience peu commune qui les vaut quand on aime l’art et les chats !

Pour les amoureux des chats qui n’auraient pas les moyens de se rendre à Amsterdam pour visiter ce charmant musée, sachez que cet été devrait s’ouvrir le premier « café des chats »dans le Marais à Paris. L’occasion de boire un thé en caressant l’un des 10 chats qui seront les propriétaires du lieu. Un concept qui permettra à ceux qui n’ont pas la chance de vivre avec un félin de profiter de leurs ronronnements qui auraient des vertus anti-stress !

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Le jour où…c’est trop tard.

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Alors voilà, il y a quelqu’un dans ta vie qui ne partage même pas ton sang, c’est ta tante par alliance, et pourtant elle a toujours été là, bienveillante, aimante, disponible. Un peu folle, forcément, pas conventionnelle, mariée une fois, deux enfants de deux pères différents.  Libre. Féministe. Au sens noble du terme. Et tu t’embrouilles avec elle parce qu’elle est entière, comme toi. Elle s’est fait avoir plein de fois, elle aussi. Probablement plus que toi. Par des amies, par des hommes, par la vie. Vous avez un peu le cœur sur la main toutes les deux. Pas besoin d’avoir le même sang pour avoir des atomes crochus. Heureusement. Elle vient de perdre sa sœur. C’était plus qu’une simple sœur. Un peu comme une siamoise. Partie trop tôt, fauchée par un cancer de merde. Encore un. Et toi tu n’as pas vu à quel point elle était mal sans sa sœur. Tu as été profondément égoïste comme tu l’es depuis toujours. Tu as continué de penser à ta petite gueule de conne sans penser qu’elle, elle était en train de crever, ta tante par alliance, la mère de ton cousin. Le cousin que tu considères comme un frère. Tu as laissé cette embrouille devenir un fossé entre vous.

Et ce soir tu apprends qu’elle est morte. Qu’elle ne reviendra plus. Que tu ne pourras plus jamais lui parler, la toucher, la voir. C’est fini. This is the fucking end. Pardonne-moi, Isabelle. Je t’aimais vraiment beaucoup. Tu as fait beaucoup pour moi. Tu as fait beaucoup pour tes fils qui te pleurent.  Tu as été la mère qui a remplacé les deux parents pour tes fils. Parce que l’un a un père qui ne sait pas qu’il a un fils et l’autre un père absent. Un sacré connard, si tu veux mon avis. Mais toi tu le sais que c’est un sacré connard, Isabelle. Tu l’as épousé mon connard d’oncle. Tu sais.  Je vais prendre soin de tes fils. Je serai là pour eux. Sois en sûre. Comme le dit l’une de mes meilleures amies, je sais que « Our paths will cross again » alors je ne m’en fais pas.

Deux ou trois choses que je ne comprendrais jamais (la suite)(épisode 2)

Je suis le genre de personne qui adore faire des listes. La liste des « choses que je ne comprendrais jamais » s’enrichit régulièrement. J’ai déjà écrit un billet à ce sujet et j’ai décidé d’en publier un de temps en temps, pour alimenter cette liste interminable. Comme le dit si bien Björk, « If you ever get close to a human, a human behavior, be ready be ready to get confused ».

1/ Ces gens qui veulent  s’asseoir à la place indiquée sur leur billet de train alors que le wagon est vide. Pourquoi ? C’est typiquement le genre de comportement que je ne comprends pas. Pourquoi veux-tu à tout prix t’asseoir à la place 74 à côté de moi alors que j’étais en train de pioncer sur les deux places ? Tu aimes faire chier le monde ? Ou tu es superstitieux ? Tu penses que si tu changes l’ordre des choses en allant t’asseoir en place 62, on va tous mourir, fdp ? Pour une fois que le wagon est vide, qu’on n’est pas obligés d’être entassés comme des animaux, tu devrais te réjouir au lieu de t’asseoir à ta place à côté de moi. Heureusement, le wagon étant vide, je peux aller m’asseoir ailleurs !

2/Ces couples qui s’habillent pareils.  Pourquoi ? Je me souviens avoir été traumatisée enfant à la vue d’un couple qui portait le même blouson. Pour commencer le blouson était vraiment moche, il comportait trois couleurs qui se marient difficilement, violet, rouge et noir. Et le couple aussi était moche.  Je me suis toujours demandé ce qui avait bien pu les pousser à porter le même vêtement. Avaient-ils profité d’une réduction défiant toute concurrence ? Avaient-ils tout simplement des goûts de merde ? Très récemment j’ai vu un couple qui portait la même paire de baskets (paire de basket hors de prix, pour info). J’ai plissé les yeux pour vérifier que c’était bien la même paire de baskets, puis quand j’ai constaté que c’était le cas, je leur ai lancé mon regard le plus méprisant possible. Un peu d’imagination, enfin !

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3/Les adultes qui font de la trottinette. Pourquoi ? Tous les gosses de France nous ont fait chier avec leur connasse de trottinette qui déboule à la vitesse de l’éclair sur les trottoirs autrefois paisibles. Alors même que je pensais que ce phénomène n’était plus qu’un lointain souvenir, j’ai constaté que désormais ce sont les adultes qui utilisent ces horribles engins. Je cherche ce qu’il y a de plus ridicule qu’un adulte sur une trottinette mais je ne trouve pas. Ah si. Peut-être ces gens qui disent « Depuis la nuit des temps » ou « Au jour d’aujourd’hui ».

4/Le vernis sur les ongles des pieds. Pourquoi ? Ces derniers temps j’ai constaté que  beaucoup de femmes pensent avoir de beaux pieds.  C’est une hérésie. Les pieds restent la partie la plus  laide du corps humain. Ces mêmes femmes qui adooorent leurs pieds adoooorent aussi mettre du vernis sur leurs ongles de pieds.  Je ne sais pas si elles pensent séduire avec leurs pieds, je ne sais pas non plus si elles pensent que leurs pieds sont sexy, mais le résultat ressemble en général à ça :

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Ou à ça.

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CQFD.

5/Ces gens qui font la vaisselle dans un bac d’eau. Pourquoi ? (Je sais d’avance que je vais me faire insulter par les écologistes). La réponse est simple : ils veulent faire des économies. Personnellement, je trouve la pratique assez immonde : toute la vaisselle est lavée dans un même bac rapidement rempli de saletés. Autant laver sa vaisselle dans de l’eau sale, ça revient exactement au même. « Oui mais on rince toute la vaisselle dans un autre bac d’eau propre ! ». Et ? Je ne vois pas le rapport, la vaisselle a trempé dans la saleté avant. Vous êtes dégueulasses. Je ne viendrai pas dîner chez vous.

6/Un œil en PP sur Twitter. Pourquoi ? Chacun ses goûts bla bla. Très bien. Mais franchement tu n’as rien d’autre à nous montrer que ton vieil œil globuleux ? Que veux-tu nous signifier ? Que tu nous observes et qu’on doit trembler de peur ?Il n’y a donc aucune autre partie de ta personne que tu peux nous montrer ? Si tu es pudique ou que tu tiens vraiment à nous montrer ton œil, sois original comme la dame ci-dessous qui sourit malgré son œil au beurre noir.

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