Du métro et de ses diverses joies (sic)

Vivre en société est un chemin de croix. Nous ne choisissons pas notre famille ni nos collègues et encore moins le reste du monde qui nous entoure : les gens que nous devons côtoyer bien malgré nous partout, la masse agglutinée dans les transports en commun ou les centres commerciaux, les voisins de palier, appelons-les « Les autres ». Dans « Les autres » il y a ceux qui nous amusent, ceux qui nous laissent indifférents mais aussi ceux qui nous agacent (voire nous révoltent). Vous noterez que c’est une catégorie tout à fait subjective. Par exemple certains sont terriblement agacés par les « fraudeurs ». Vous savez ces « méchants jeunes » qui osent vous demander s’ils peuvent passer le tourniquet derrière vous dans le métro. Personnellement ceux-là ne me dérangent pas tant qu’ils sont polis, je me moque qu’ils paient ou non leur ticket. Les mendiants ne m’agacent pas non plus (je dirais que je les plains, c’est tout à fait différent),  j’ai le choix de donner une pièce ou non.  Jusqu’à preuve du contraire on ne se fait pas détruire le faciès pour avoir baissé la tête lorsque ledit mendiant est venu tendre sa main dans notre direction.. Certes lorsque leur odeur corporelle se fait imposante c’est plus gênant, mais on peut toujours lâchement changer de rame…

En revanche il y a une catégorie de gens qui m’agace au plus haut point .Je veux parler de ceux qui sifflent, sifflotent, peu importe le terme. Que fait-il de mal, ce pauvre siffleur ? C’est archi simple : il siffle ! Je ne parle pas du siffleur de stade qui m’est assez étranger puisque je ne les fréquente pas. Je parle bien entendu du siffleur qui, par son sifflement, entend nous faire partager sa supposée joie de vivre. Celui qui, alors que vous êtes en train de lire dans le métro (oui, toujours le métro, c’est le plus grand générateur de stress du pauvre citadin), décide subitement de siffler un « p’tit air » qu’il avait dans la tête. Un air qui bien souvent ne ressemble à rien puisque le siffleur n’est pas du tout mélomane. Le siffleur tente de reproduire une mélodie existante sans jamais y parvenir, d’où son insistance dans le sifflement qui, s’il était furtif, pourrait sembler amusant. On l’aura compris, le siffleur est un être d’un égoïsme forcéné. Une envie de siffler le prend ? C’est parti ! Il y a des gens autour qui aimeraient un peu de calme dans ce monde de brutes ? Plein de suffisance, enfermé dans son « monde intérieur », le siffleur siffle en toutes circonstances et en toutes saisons. Il veut se faire remarquer, nous jeter sa supposée joie de vivre au visage alors même qu’il n’est pas spécialement joyeux, non, le siffleur n’est qu’un enfant gâté qui veut faire « son intéressant »

Magnifique canard siffleur dans son environnement

Magnifique canard siffleur dans son environnement

Faites le test autour de vous : en règle générale le siffleur ne se rend même pas compte qu’il siffle et encore moins qu’il dérange autrui. Lorsqu’on le lui fait remarquer, il niera dans un premier temps « Non…ah bon… » puis, une fois l’aveu passé, il dira « Et alors ? Je suis content moi aujourd’hui ! ». Ravie que tu sois content ami siffleur. Mais tu te mens à toi-même : tu n’es pas content aujourd’hui, tu te prends pour un oiseau parce que c’est une sale manie, voilà tout. Quand moi je suis contente je me tais. Ou je souris béatement. En silence.  Si siffler était vraiment un moyen de communiquer sa joie, cela voudrait-il dire que moi aussi je doive me mettre à siffler pour répondre à mon ami siffleur ? Pour lui faire entendre, dans tous les sens du terme, que je l’aie « compris » ? Si je sifflais en même temps que toi, cher siffleur, comprendrais-tu enfin à quel point c’est agaçant ? ( A méditer…).

Lorsqu’on tape le verbe « siffler » dans un moteur de recherche, on tombe sur « Apprenez-moi à siffler ! ». J’en tombe de ma chaise mais je comprends enfin. Il y a des gens qui ne savent pas siffler !  C’est la raison pour laquelle ceux qui savent le faire ressentent ce besoin de parader ! Regardez-moi je suis un génie j’arrive à reproduire avec ma bouche la mélodie de « Over the rainbow » ! Pff. Ami siffleur, sache que tu n’es pas supérieur aux autres !  Sache que siffler est une sale manie qui en dérange plus d’un. Sache que tu n’es qu’un rustre homme des cavernes. Je te déteste ! (et je ne suis pas la seule et je vais même créer un club anti-siffleurs. Haha !).

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2 commentaires sur “Du métro et de ses diverses joies (sic)

  1. yolaine dit :

    bjr, comment s’appel une personne qui ne supporte pas les siffleurs

  2. Penasse dit :

    Comment appelle t on les personnes qui n aiment pas les sifflements… Car moi je déteste et j en Pete des câbles !!!!

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