« L’ange du bizarre » Le romantisme noir de Goya à Max Ernst au Musée d’Orsay

John Martin, Le Pandémonium, 1841

John Martin, Le Pandémonium, 1841

Si vous êtes (ou avez été) gothique, si vous êtes fan de la saga Twilight, si vous avez une passion secrète pour les vampires, les films d’horreur, la couleur noire, les paysages macabres ou le sang, cette exposition est faite pour vous. Je vous conseille de vous y rendre les yeux fermés.  Dans le cas contraire, je vous conseille quand même de vous y rendre parce que  « L’ange du bizarre » est une excellente exposition dans un lieu qui ne l’est pas moins : le musée d’Orsay.

Depuis que le musée a été rénové, il est encore plus agréable de s’y promener : les différentes galeries ont été agrandies, simplifiées, ce qui permet aux visiteurs d’admirer les œuvres sans être bousculés. Du dernier étage, il existe un endroit où l’on peut admirer l’ensemble du musée, l’horloge face à soi. Impossible de me souvenir si c’était possible avant. J’ai appelé le musée pour savoir si cet endroit existait avant la rénovation mais je n’ai pas eu d’autre réponse que « Vous savez, j’peux pas vous répondre hein, moi j’suis dans un bureau, envoyez un courrier hein». Ok. Merci  Madame.

Qu’est-ce-que le romantisme noir ? C’est la version cachée du romantisme,  l’évocation d’un monde parfois cruel où la nature rappelle à l’homme qu’il n’est rien, un monde où les sorcières et les monstres existent, un monde où la mort et son spectre sont omniprésents. Près de 200 œuvres, peintures, lithographies, films, sculptures vous permettront d’approcher ce courant artistique qui débute à la fin du XVIIIème siècle pour connaître, ironiquement, son avènement au siècle des Lumières et se terminer avant la seconde guerre mondiale avec le surréalisme.

J’ai particulièrement apprécié les lithographies d’Odilon Redon  sur la mort, les peintures de Franz von Stuck ou Johann Heinrich Füssli et, de manière générale, les œuvres datant d’avant le début du XXème siècle.  J’ai adoré  l’extrait du film en noir et blanc «Rebecca » d’Alfred Hitchcock (1940) qui m’a donné envie de le voir en entier.  Et le fascinant « Un chien andalou » (1929) de Luis Buñuel sur une idée de Salvador Dali, petit chef d’œuvre de poésie surréaliste !

L’ange bizarre, le romantisme noir de Goya à Max Ernst, jusqu’au 9 juin 2013

Musée d’Orsay

www.musee-orsay.fr

Ouvert tous les jours de 9h30 à 18h

Jeudi de 9h30 à 21h45

Fermé le lundi

Johann Heinrich Füssli, Le cauchemar, 1781

Johann Heinrich Füssli, Le cauchemar, 1781

Gabriel Von Max, La femme en blanc, vers 1900

Gabriel Von Max, La femme en blanc, vers 1900

William Bouguereau, Dante et Virgile aux Enfers, 1850

William Bouguereau, Dante et Virgile aux Enfers, 1850

Franz Von Stuck, Le péché, 1893

Franz Von Stuck, Le péché, 1893

Franz Von Stuck, Persée tenant la tête de Méduse, 1908

Franz Von Stuck, Persée tenant la tête de Méduse, 1908

Gustave Moreau, Galatée, vers 1880

Gustave Moreau, Galatée, vers 1880

Julien Adolphe Duvocelle, Crâne aux yeux exorbités et mains agrippées, vers 1904

Julien Adolphe Duvocelle, Crâne aux yeux exorbités et mains agrippées, vers 1904

Johann Heinrich Füssli, Le péché poursuivi par la mort, 1794-1796

Johann Heinrich Füssli, Le péché poursuivi par la mort, 1794-1796

Géricault, Scène de Déluge, 1818-1819

Géricault, Scène de Déluge, 1818-1819

William Degouve de Nuncques, Nocturne au parc Royal de Bruxelles, 1897

William Degouve de Nuncques, Nocturne au parc Royal de Bruxelles, 1897

Jean-Jacques Feuchère, Satan, 1833

Jean-Jacques Feuchère, Satan, 1833

Publicités

2 commentaires sur “« L’ange du bizarre » Le romantisme noir de Goya à Max Ernst au Musée d’Orsay

  1. Pour les fans de Twilight, je sais pas. Y’a pas assez d’amour. En tous cas, je te conseille Rebecca de Hitchcock qui est bien, angoissant et un poil glauque !

    • Y’a pas d’amour du tout non. Mais il faut bien les éduquer les fans de Twilight !;) J’ai prévu de regarder « Rebacca » dans la semaine oui, l’extrait est tellement bon, ça ne peut que me plaire !

Les commentaires sont fermés.