Fausse séquestration de l’actrice X Nikita Bellucci, le bad buzz de l’année ?

Nikita Bellucci

Nikita Bellucci

3h15 la nuit dernière, je reçois un appel en absence d’une bonne copine de twitter mais je ne réponds pas, mon téléphone est en mode « silencieux ». Lorsque j’ouvre les yeux à 8h30, je vois qu’elle m’a laissé un SMS, elle souhaite savoir si j’ai le numéro de téléphone d’Angell Summers, une actrice X que j’ai rencontrée sur le tournage de fuckwithatouit en octobre dernier et avec laquelle j’avais sympathisée. La bonne copine, paniquée, souhaite la joindre parce qu’elle a vu une vidéo de Nikita Bellucci (autre actrice rencontrée sur le même tournage) qui ressemble fortement à une séquestration. Angell Summers étant réputée pour être la grande copine de Nikita, elle souhaite avoir des informations sur cette vidéo effrayante dont elle n’a vu que la moitié, choquée par sa mise en scène. Elle est inquiète parce que Nikita Bellucci n’a pas tweeté depuis trois jours. Pire, le dernier tweet qu’elle a envoyé parlait d’un homme qui la harcèle, un certain Wilhelm Noiret.

Le dernier tweet de Nikita Bellucci renvoie à ce billet écrit sur son blog

Le dernier tweet de Nikita Bellucci renvoie à ce billet écrit sur son blog

Depuis des semaines, l’actrice ne cache pas ses problèmes de harcèlement sur twitter, ses fans savent qu’elle est régulièrement ennuyée par des petits malins qui profèrent des menaces à son encontre (quand ce ne sont pas d’autres actrices plus confidentielles, jalouses de son succès). Ne réussissant pas à joindre Angell Summers, la bonne copine prévient la police, effrayée à l’idée que cette vidéo puisse être authentique et que la belle Nikita soit retenue dans une cave où elle subit les pires tortures…Les proches et fans de Nikita Bellucci se regroupent pour donner le plus d’informations possibles à la police, certains connaissent son véritable nom et son adresse. La bonne copine passera des heures au commissariat, en pleurs, effrayée à l’idée que Nikita puisse être morte.. Les deux numéros de téléphone de Nikita Bellucci sont appelés mais les lignes sont indisponibles et les relevés auprès de l’opérateur sont affirmatifs : il n’y a pas d’activité depuis 3 jours. La police prend cette affaire très au sérieux et dépêche 60 véhicules ne serait-ce qu’en Ile-de-France, des policiers sont également dépêchés dans l’Eure-et-Loir…Au final, la police se verra confirmer par le magazine Hot Vidéo que cette vidéo était destinée à faire le buzz (raté !) et qu’il ne faut absolument pas s’inquiéter, l’actrice est actuellement sous le soleil du Portugal…

Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont unanimes : ce buzz est minable. Les fans et proches de Nikita Bellucci ont le sentiment d’avoir été manipulés. Nikita, réputée pour être à la fois grande gueule et proche de ses fans, ne s’est pas encore exprimée à ce sujet. L’actrice se rend-t-elle compte qu’elle a joué avec les sentiments de ses fans, persuadés que cette histoire d’harcèlement était sérieuse, fondée, authentique, puisqu’elle en parlait sur son compte twitter et sur son blog ? Certes, elle avait déjà fait croire qu’elle arrêtait le X, mais elle avait très vite avoué que c’était une blague. Ici, la blague est de bien plus mauvais goût : faire croire à une séquestration, jouer sur la peur et le doute. Qui, chez Hot Vidéo, magazine à l’origine de ce buzz, a bien pu avoir cette idée brillante ?

angell

Je n’arrive pas à comprendre comment Nikita Bellucci a pu se laisser embarquer dans un buzz aussi merdique, non seulement parce que c’est une fille intelligente mais aussi parce qu’elle n’avait absolument pas besoin d’un autre buzz. Elle avait déjà été au cœur des médias en janvier dernier lorsque Gérard Depardieu s’était invité devant la caméra de Paris Dernière qui interrogeait l’actrice sur son métier et ses futurs projets. Depuis, elle était partie aux Etats-Unis où elle a beaucoup travaillé. Certaines actrices en manque de notoriété  auraient pu se laisser tenter par une idée aussi saugrenue mais Nikita ? La direction de Hot Vidéo est muette, personne ne semble capable de s’exprimer, la vidéo a été supprimée en début d’après-midi et c’est à peu près tout. La bonne nouvelle c’est que Nikita va bien, la mauvaise nouvelle c’est qu’elle va devoir reconquérir ses fans, écœurés par ce bad buzz…

Capture d'écran de la vidéo de la fausse séquestration postée hier à 00:30.

Capture d’écran de la vidéo de la fausse séquestration postée hier à 00:30.

Deux ou trois choses que je ne comprendrais jamais…

 1/ Comment peut-on  appeler son enfant « Solal » ?

Pour ceux qui ne le savent pas, ces dernières années beaucoup de célébrités ont appelé leur fils Solal (Vanessa Demouy, Jean Sarkozy, la chanteuse Rose etc). J’imagine que c’est un prénom qui leur plaît mais je les soupçonne de vouloir se donner un « petit air intello »…parce que Solal est avant tout  le personnage principal du chef d’œuvre d’Albert Cohen, Belle du seigneur. Pour faire court, c’est un genre de Tristan et Yseut moderne, l’histoire d’une passion dévorante entre deux amants qui finiront par se suicider. Je sais pas vous mais moi je n’ai aucune envie de donner à mon fils le prénom d’un personnage qui s’est suicidé. Je sais pas, je trouve ça moyen cool comme présage. (Vous l’aurez deviné je suis un tantinet superstitieuse…)

2/ Pourquoi les frigos ne se dégivrent-ils pas tout seuls ?

Je parle de ces petits frigos « table top » que tu as la joie de posséder lorsque tu vis à Paris dans moins de 20m2. Tous les trois mois, il faut se coltiner le dégivrage à l’ancienne, c’est-à-dire débrancher la bête et attendre que la glace se transforme en eau. Eau qui viendra inonder ton unique pièce (si tu es riche, tu ne comprends sûrement pas de quoi je parle, passe au numéro 3, je t’en prie). Tu auras beau tenter tout ce que tu peux pour que cette opération soit rapide (sèche-cheveux ou chauffage soufflant ou enlever la glace avec un objet contondant, par exemple), cela ne servira à rien. C’est long, c’est pénible et il faut le faire. Courage à toi, ami pauvre.

3/ Pourquoi les femmes acceptent de faire la queue aux toilettes pendant 3 plombes alors que les toilettes des hommes sont toujours vides ?

Je vois ce spectacle tous les jours. Notamment dans les musées. Des femmes agglutinées comme des moutons en train de faire la queue pendant de longues minutes. Je ne sais pas ce qu’elles font,les femmes, aux toilettes, mais c’est vrai qu’on peut se demander si elles font toutes systématiquement caca parce qu’elles y restent des plombes…Et pendant ce temps, les toilettes des hommes sont vides. Ce n’est peut-être pas très distingué de squatter les toilettes des hommes quand on est une femme mais la vie est trop courte et ma vessie trop petite. Seul petit bémol : les toilettes des hommes sentent souvent encore plus mauvais que les toilettes des femmes. Triste réalité.

4/ Pourquoi les gens portent-ils des chapeaux ?

Les chapeaux, soyons honnêtes, ça ne va à personne. Ce n’est pas pour rien qu’il existe une expression réservée à ceux (denrée rare) qui les portent avec grâce : « Avoir une tête à chapeau ». Je ne parle pas des casquettes, je parle des panama, trilby et borsalino censés donner un « style » à la personne qui les porte. Il faut peut-être déjà avoir du style avant de s’acheter un chapeau…La majorité du temps, le porteur de chapeau, convaincu d’avoir la « classe », a l’air d’un gros con qui essaie de s’acheter une personnalité avec son couvre-chef. Au lieu de vous la raconter avec vos chapeaux de merde, commencez peut-être par apprendre à vous habiller les gens.

Quelle magnifique mise en scène ! (escabeau + chauffage dans le fond)

Quelle magnifique mise en scène ! (escabeau + chauffage dans le fond)

5/Pourquoi les gens portent-ils des tongs  à Paris ?

J’ai beaucoup de mal à supporter la vision d’orteils inconnus, c’est l’une des nombreuses raisons qui me font détester l’été (nous y reviendrons dans un prochain post). Autant je peux comprendre qu’on se promène les doigts de pieds à l’air quand on habite à Marseille, je n’ai plus aucune tolérance quand il s’agit des Parisiens. A Marseille, non seulement il fait vraiment chaud mais en plus il y a la mer. C’est une excellente raison de porter des tongs, on peut facilement atteindre la plage, les ôter et courir vers la belle bleue. Mais à Paris ? Les tongs sur le bitume, dans le métro, pour courir après le bus ? Sérieusement ? Arrêtez de faire les radins les Parisiens, allez donc vous acheter de vraies chaussures, personne n’a envie de voir vos vieux pieds dégueulasses, c’est vomitif, vraiment.

6/ Pourquoi les amis de mes amis ne sont jamais mes amis ?

Je ne sais pas si ce problème ne concerne que moi, mais j’ai remarqué depuis pas mal de temps que les amis de mes amis ne sont jamais mes amis. Pourtant, nous avons un point commun, un intérêt commun : notre ami(e). Logiquement, nous devrions bien nous entendre. Que nenni ! Les amis de mes amis, je les trouve mièvres, prétentieux, fatigants, pas drôles. Et je me demande toujours «Comment mon ami(e) peut-il/elle être ami(e) avec moi et aussi avec ces cons ? ». Le mystère reste entier. Heureusement, rien ne nous oblige à côtoyer les amis de nos amis ! (Qu’ils crèvent !) (Oups).

7/ Pourquoi les Parisiens adoooorent le Vélib’ ?

Je n’aime pas le vélo mais je comprends parfaitement qu’on puisse apprécier d’en faire à la campagne. Les balades à vélo permettent de prendre un grand bol d’air pur, le paysage bucolique permet de rêvasser sur  les routes sinueuses mais dégagées, on se sent libre et heureux de vivre. Mais dans la pollution Parisienne, juché sur un engin qui pèse un âne mort (22 kilos le Vélib’) entouré de voitures qui klaxonnent et risquent à tout moment de vous écraser, je ne vois pas l’intérêt. (A moins, peut-être, d’être suicidaire ?)

Il n’y a pas que deux ou trois choses que je ne comprendrais jamais, il y en a bien plus ! Je consacrerai d’autres billets à ce sujet, d’ici là, n’hésitez pas à me faire part de vos idées 🙂

[LIVRE] Faut-il acheter le dernier Houellebecq ?

Quand j’ai appris que Michel Houellebecq sortait un recueil de poésie, je dois avouer que j’ai été un peu déçue. La poésie, ça m’emmerde assez, je préfère les romans, les personnages complexes, les intrigues, les aventures imaginaires. Pourtant, j’ai pris un réel plaisir à lire les 96 pages de ce recueil, j’ai été à la fois amusée, attristée et étonnée, comme j’aurais pu l’être en lisant un roman.

La poésie de Michel Houellebecq n’a rien d’emmerdant, loin de là. Il évoque surtout la mort et l’amour. La déchéance des corps qui se flétrissent, l’inéluctable vieillesse avant de disparaître complètement, pour toujours. L’amour charnel mais aussi l’amour, le vrai, celui qui nous obsède quand on le perd, celui qu’on n’ose pas reconquérir de peur d’échouer, le seul, l’unique, l’amour d’une vie.

Le recueil est divisé en 4 parties dont la plus amusante est bien sûr « mémoires d’une bite » où Houellebecq se montre à la fois amoureux des femmes et littéralement impitoyable avec elles, comme ci-dessous.

Pauvre fille,

Cheveux plats vilain corps

Travaillant à l’aéroport

Regardant sous la pluie

Les avions décoller

Petit visage de cochon

Tout aplati par la détresse,

Les seins qui tombent à dix-sept ans

Et la triste pâleur des fesses

 

(Le système est organisé

Pour la reproduction du même,

Le darwinisme avalisé

Créé la banalité suprême.)

Les poèmes en prose côtoient les poèmes de facture plus classique, le tout forme un mélange cohérent qui laisse tout de même un goût amer pour toute personne qui admire l’écrivain et son œuvre. Michel nous inquiète, serait-ce son testament ? Les journalistes disent qu’il va mieux. C’est tout ce qu’on lui souhaite. Houellebecq est méchant mais Houellebecq est attendrissant, on aurait bien envie de lui dire que tout cela, ce n’est pas si grave, ni l’amour, ni la mort. YOLO, Michel ! (Pardon, je m’égare).

Vous l’aurez compris, la réponse est affirmative, il faut se procurer ce recueil parce qu’il contient du Beau qui vous fera réfléchir. Ce n’est pas si fréquent, vous remarquerez…

Michel Houellebecq, Configuration du dernier rivage, Flammarion (96 pages, 15 €)

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Je ne reviendrai pas

Je ne reviendrai plus

Je ne suis pas d’ici,

Le soleil m’abat

Le soleil me tue

Je n’ai pas envie.

 

La journée est ,

Elle se reproduit

Le danseur s’en va,

Personne ne le suit.

[LIVRE] Les tribulations d’une Japonaise à Paris

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A tous les amateurs ou amoureux du Japon, je conseille vivement ce petit livre (123 pages), parfait pour égayer vos trajets en métro. Il raconte les tribulations d’une Japonaise à Paris, Eriko Nakamura, une véritable star dans son pays ; elle a été présentatrice pendant des années sur la chaîne Fuji TV avant de rencontrer l’amour auprès d’un Parisien. Elle épouse celui qu’elle appelle affectueusement Charles-San après une histoire digne d’un conte de fée moderne (attention, les jalouses risquent de maigrir à vue d’œil).

« Nââândé!? » est l’expression qu’Eriko utilise à chaque fois que le choc des cultures est trop violent, c’est, en quelque sorte, un cri de détresse face aux mœurs parisiennes. On pourrait traduire ce « Nââândé!? » par un « Non mais je rêve !? » sur le ton le plus outré possible. Les taxis qui refusent les petites courses, les serveurs de restaurant qui mettent l’addition sur la table comme s’ils voulaient se débarrasser des clients, les parisiens qui sortent dans des boîtes branchés pour faire la gueule au lieu de chanter et de danser sont autant d’incompréhensions pour Eriko. Elle résume bien le choc des cultures entre son pays d’origine et son pays d’adoption dans cette phrase : « La France est un pays de droit, de revendication, alors que le Japon est un pays de devoir et d’obligation ».

« Nââândé!? » fait écho à « Stupeurs et tremblements » d’Amélie Nothomb, qui racontait les tribulations d’une Belge au Japon. Même s’il s’agit plus d’une collection d’anecdotes que d’une véritable œuvre littéraire, j’ai particulièrement apprécié d’approfondir ma connaissance de la culture nippone. Je ne savais pas qu’au Japon, la robe de mariée ne s’achète pas, elle se loue car elle ne sera portée qu’une fois (coutume tellement plus logique que la nôtre…), j’ai appris la différence entre une Sweet lolita et une Fruit Lolita et surtout…je me suis rendue à l’évidence : elle a raison, Eriko, les Parisiens sont « cavaliers ». J’essaierai d’être plus aimable la prochaine fois qu’un touriste me demande mon chemin. Parole d’honneur !

Nââândé de Eriko Nakamura, Pocket (123 pages, 5,70 €)

Trop kawaiii !

Trop kawaiii !

Pourquoi rester ami(e) avec son ex est une (très) mauvaise idée

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Je précise d’emblée que ce qui va suivre est mon avis personnel, vous faites ce que vous voulez avec vos exs. Disons que je me permets de donner mon humble avis parce que j’ai une certaine expérience en la matière (plus on vieillit, plus on a d’exs, logiquement). Et je pense avoir fait pas mal d’erreurs, étant d’une nature assez naïve. Aujourd’hui ma philosophie concernant les exs est très simple : un bon ex est un ex mort ou vivant loin, très loin de chez soi (dans un autre pays, c’est mieux). Pourquoi en suis-je arrivée à cette conclusion ? En voici les raisons :

1/ Un ex voudra toujours vous remettre dans son lit

Et on ne peut pas lui en vouloir ! Il vous a déjà eu dans son lit pendant des semaines, des mois, des années, il pense donc que vous êtes potentiellement intéressée.  Ce qui peut être le cas, par ailleurs. Sachez simplement que si vous recouchez avec votre ex, il pensera que vous êtes à sa disposition et vous allez vous transformer en « plan cul », ce qui ne vous fera pas vraiment avancer…Mais, encore une fois, vous faites ce que vous voulez !

2/ Un ex n’est pas un ami, c’est un ex. Nuance.

Il est déjà compliqué d’être amie avec un homme sans qu’il n’y ait d’ambiguïté.  Mais je reviendrais à ce sujet dans un prochain billet. Alors être amie avec un homme qui n’a jamais été votre ami mais a déjà fait l’amour avec vous, ce n’est plus de l’ambigüité, c’est chercher les difficultés et aimer ça. Le seul moyen de passer à autre chose, de se donner une chance d’avancer, c’est de couper les ponts. Ce n’est pas facile, loin de là. Mais c’est nécessaire !

3/ Refuser l’amitié d’un ex = ne pas savoir s’il a refait sa vie = s’épargner de souffrir

L’envie que la rupture se transforme en quelque chose de positif, en « restons amis » est louable. Mais elle est à double tranchant : en restant amie avec lui, vous saurez ce qui se passe dans sa vie, à tous les niveaux. Vous pensez que vous êtes prête à tourner la page. Jusqu’à ce qu’il vous annonce qu’il a rencontré quelqu’un. Bizarrement, votre « amitié » pour ce gentil ex se transforme en stalking en bonne et due forme pour savoir à quoi ressemble cette pouffe avec qui il est maintenant. Est-elle mieux que moi, cette connasse ? Epargnez-vous toute cette souffrance (et le ridicule qui va avec), coupez les ponts !

4/ Refuser l’amitié d’un ex = ne pas le laisser gâcher votre nouvelle relation

Le meilleur moyen de rencontrer quelqu’un d’autre est  d’être disponible. Or, avec un ex présent dans votre vie, vous partez avec un gros handicap. Quel homme aimerait savoir que vous êtes encore très proche de votre ex ? Aucun. Et si vous pensez à cacher à votre nouvel amoureux l’existence de votre ex, cela signifie que vous n’avez pas encore terminé votre relation avec ce dernier. Avant de retrouver quelqu’un, la moindre des choses est de se poser les bonnes questions. Cela évitera de rompre avec le nouveau au bout de 3 semaines sous prétexte que « Je pense encore à mon ex, je crois que je suis pas prête, désolée ».

5/ Refuser l’amitié d’un ex  permet d’être réaliste sur son célibat

Quand on reste ami avec un ex, on a tendance à oublier que c’est fini puisqu’on continue à le voir comme avant. Comme si rien ne s’était passé. Il est facile de croire que ce n’est pas fini ou que ça peut repartir de plus belle, ce qui est un leurre, bien évidemment. Les raisons de la rupture sont encore là, le meilleur moyen de s’en souvenir est de l’accepter : ça n’a pas fonctionné, il vous faut du temps pour vous reconstruire, seule. Il parait que les femmes n’aiment pas être seules, qu’elles ont beaucoup de difficultés à rester célibataires. Afin d’analyser ce qui s’est passé, de faire son deuil et de savoir ce qu’on l’on veut à l’avenir, la solitude est obligatoire. Personne  ne sait mieux que nous ce qu’il nous faut. C’est un processus qui demande du temps. La solitude n’est pas si négative qu’on pourrait le croire, bien au contraire !

Encore une fois, il s’agit de mon avis sur le sujet. Chaque histoire est différente et digne d’intérêt, vous pouvez, si vous le souhaitez, en témoigner en laissant un commentaire. Quoi qu’il en soit, bon courage avec vos exs (il en faut !).

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Pardonnez-moi mais…j’aime les centres commerciaux

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J’entretiens un rapport passionnel avec les centres commerciaux depuis que je suis petite. La majorité du temps, mes parents faisaient des « petites courses » pour la semaine, parce que c’est ce que les Parisiens ont tendance à faire. Mais il arrivait, pas si fréquemment que je l’aurais souhaité, que nous prenions la voiture pour aller dans des centres commerciaux aux portes de la ville faire les courses alimentaires.

Le centre commercial se trouvait en plein quartier Chinois, sur le boulevard Masséna, ce qui était un dépaysement en soi. A l’entrée, il y avait un restaurant Chinois totalement kitsch (question : existe-il des restaurants Chinois autres que kitsch ?)qui faisait des karaokés toutes les semaines.  Ceux qui chantaient faux étaient encore plus passionnés que ceux qui chantaient juste, c’était un spectacle ahurissant. [Etrangement, je n’ai jamais fait de soirée karaoké. Peut-être parce que j’ai peur d’être déçue].  J’aimais aussi regarder les poissons rouges démesurés qui erraient dans les multiples aquariums qui faisaient office de décoration. Ce qui caractérisait ces sorties au centre, c’était l’odeur qui y régnait. Un mélange d’épices et de sueur assez exceptionnel. Peu ordinaire, disons. Parce-que ça puait, pour tout vous dire. Mais cette puanteur reste malgré tout un bon souvenir.

Maintenant que je suis grande, je vais toute seule dans les centres commerciaux aux portes de Paris. C’est un rituel que je n’ai envie de partager avec personne. Je les connais tous mais je vais souvent dans le même qui se trouve en Seine-Saint-Denis dans un quartier absolument horrible, il n’y a pas d’autre mot. Autour du centre, les immeubles sont moches, sales et vieux, les hôtels sont minables et les SDF pullulent. Malgré ces points faibles, j’ai une certaine tendresse pour ce lieu…

A chaque fois que je m’y rends, je me retrouve à discuter avec des inconnus parce que, vous ne me croirez peut-être pas mais quand on sort de Paris, les gens se parlent les uns les autres ! (gros, gros scoop). L’esthéticienne, le coiffeur, les vendeuses sont toujours plus sympathiques qu’à Paris. Et bavardes ! Comme je connais le centre commercial par cœur, il m’arrive de faire le guide lorsque je vois des femmes qui ne trouvent pas la boutique qu’elles cherchent.

Il existe des toilettes payantes, très bien entretenues par un jeune monsieur très souriant (ses dents sont aussi blanches que sa peau est noire) qui est probablement le seul « homme-pipi » à oser faire des blagues graveleuses au moment où le client paie les 50 centimes. Il me met de bonne humeur à chaque fois que je le vois. Loin de la superficialité parisienne où on aurait forcément honte d’être « homme-pipi », lui voit le bon côté des choses et reste agréable, souriant, et parfois drôle (ses blagues ne font pas tout le temps mouche hum hum).

Un jour, il m’est arrivé de  prendre une femme dans mes bras, à la caisse. Elle venait de me dire que sa nièce avait disparu depuis plus d’un an après avoir répondu à une offre de baby-sitting, elle se plaignait que les médias n’en parlent pas, puis sa voix s’est mise à trembler et je l’ai naturellement prise dans mes bras, moi qui ne suis pas vraiment la chaleur personnifiée.

J’aime regarder les gens là-bas parce qu’il y a vraiment de tout : des jeunes filles en fleur qui font du shopping, des vieux couples  qui ne se parlent plus, de la racaille, du papy libidineux, du sdf à peu près bien habillé qui reste des heures dans le centre pour ne pas rester dehors, des vigiles dragueurs, des enfants qui courent dans les allées, des femmes seules qui ont envie de parler, des blancs, des noirs, des jaunes, des de toutes les couleurs. Ce n’est pas si fréquent de voir une telle multitude de gens différents. Tout le monde devrait aller dans les centres commerciaux, ça redonne foi en l’être humain. Ils ne sont pas si horribles, les « gens ». Vraiment.

Une jeune femme faisant ses courses

Une jeune femme faisant ses courses

Passion escalators

Passion escalators

Direction la caisse !

Direction la caisse !

(Oui, ces photos sont de véritables chefs d’œuvre, merci)