Toute vérité n’est pas bonne à dire

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Le mensonge fait partie de notre vie sociale. Que nous le voulions ou non, c’est ainsi. Et même s’il est tentant de refuser de jouer le jeu en énonçant une vérité, en disant tout haut ce que tout le monde pense tout bas, le risque de se sentir incompris, seul au monde, voire haï de son entourage est bien réél…Alors nous faisons comme les autres : semblant.

Dans notre vie professionnelle, ça commence souvent par le CV sur lequel nous nous trouvons une passion pour « la zumba » dans la catégorie « loisirs ». C’est à la mode, ça donne une bonne image de soi et ce n’est qu’un tout petit mensonge. Bien entendu, on évitera de dire au futur employeur qu’on a failli cracher nos poumons la seule et unique fois où on a mis les pieds dans un cours de zumba…Une fois embauchés, nous faisons semblant de ne pas savoir que la petite stagiaire a signé son CDI parce qu’elle passe beaucoup de temps dans le bureau du patron. Puis, lors de l’entretien annuel, nous mentons en disant que nous sommes épanouis à notre poste alors que nous cherchons activement un poste plus intéressant ailleurs…

On pourrait espérer qu’il n’y ait aucun mensonge au sein de la famille, il n’en est rien. C’est peut-être le domaine dans lequel il y a le plus de mensonges, de non-dits, de faux-semblants. Quand on sait que  7 à 10% des enfants ne sont pas des enfants biologiques de leur père légitime, il y a de quoi se poser des questions.  Autrement dit vous êtes peut-être le « fils du facteur » sans le savoir….Alors nous faisons encore semblant. On nous cache que notre oncle a fait de la prison, que le grand-père que nous n’avons pas connu était un pédophile. On nous ment alors qu’on le sait que notre tante est alcoolique, notre cousine mythomane et notre nouvelle belle-mère la pire chagasse que la Terre ait portée. On fait semblant de ne pas comprendre que notre mère a refait sa vie,  d’être touchés par la maladie de tante Cécile alors qu’au fond ça ne nous fait rien parce qu’on ne l’a pas vue depuis 10 ans.

Avec nos amis, ceux qu’on a le privilège de choisir (contrairement aux collègues et à la famille) qu’en est-il ? C’est exactement la même chose. On pourrait penser qu’on peut enfin être tout à fait transparent et honnête avec eux et espérer pareil en retour. Malheureusement on ne peut pas tout leur dire non plus. Le mensonge est de rigueur. On ne peut pas dire à une amie que son mari est homosexuel et qu’elle semble la seule à ne pas être au courant. Parce que si ça se trouve, elle le sait et ça lui convient. On ne peut pas dire à un ami qu’il fait exprès de se retrouver dans des amours impossibles, femmes mariées, femmes qui aiment les femmes, femmes dépressives, comment lui dire qu’on souhaiterait le voir heureux avec quelqu’un de disponible ? On ne peut pas dire à une amie qui fréquente un homme marié qu’elle perd son temps à attendre qu’il quitte sa femme. Elle devrait le savoir, que les hommes ne quittent jamais leur femme. Elle attend, soumise, qu’il lui fasse un signe. Comme une esclave, elle attend et nous on ne dit rien parce qu’elle a la conviction qu’il finira par la quitter. Et contredire quelqu’un qui est aveuglé par ce qu’il pense être de l’amour, c’est peine perdue.

Est-ce-possible de ne pas rentrer dans ce jeu social ? Je préfère ne pas vous mentir, la réponse est  « non ». Il est nécessaire à la bonne marche des relations humaines. Dire exactement ce que l’on pense en toutes circonstances ferait de nous une personne en marge de la société. Parce que le seul moyen de ne pas jouer le jeu social est encore de ne pas avoir de travail, de ne pas avoir de famille ni d’amis et de vivre dans une cave. Vous comprendrez aisément pourquoi on va tous tranquillement continuer de faire semblant. En essayant tout de même de ne pas mentir à la personne la plus importante de sa vie : soi.

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Mon guide shopping à NYC : où, quand, comment faire les meilleurs « deals » ?

Depuis la première fois où je suis allée dans la ville qui ne dort jamais, j’ai pu peaufiner mon carnet d’adresses et j’aimerais le partager avec celles et ceux qui cherchent autre chose que les habituels Macy’s et autres Century 21…New York est gigantesque, on a vite fait de s’y perdre tant l’offre y est importante alors concentrons-nous sur les essentiels. Faire de vraies affaires pour les vêtements, les chaussures, les sacs à main, et trouver des cadeaux originaux à nos proches.

(Vous pouvez me faire part de VOS bonnes adresses dans la partie « commentaires », cette liste ne demande qu’à être complétée par les lecteurs et lectrices du blog :))

Target, le temple du « good deal »

Target est un genre de Monoprix géant, on y trouve absolument tout : alimentaire, décoration, produits ménagers, produits de beauté et même des vêtements. C’est à mes yeux la destination obligatoire pour tout séjour aux Etats-Unis, il en existe dans tous les états, pas qu’à New York. Comme beaucoup d’autres enseignes, chaque année Target s’associe à un designer pour faire une collection en édition limitée à des prix abordables. Cette année, la styliste Kate Young est mise à l’honneur, j’ai pu me procurer la veste de costume blanche que Michelle Williams porte ci-dessous pour la modique somme de 24 $ (soldée), imbattable ! C’est chez Target que vous trouverez les vernis à ongles les moins chers. La marque la plus économique reste NYC (moins d’1,50$) mais vous trouverez aussi des marques plus prestigieuses telles que Revlon ou Essie (pour moins de 6$ donc bien moins chères qu’en France…).

L'actrice Michelle Williams

L’actrice Michelle Williams

Il existe deux Target accessibles en métro à NYC, un qui se trouve à Brooklyn et un à Manhattan, dans le Spanish Harlem, que je vous conseille vivement. Il est à 10 mn de marche du métro « 116th st» sur la ligne 6. Entre les vernis à ongles, les bijoux fantaisies bradés, les shampooings professionnels à 6$ le grand format et les confiseries de toutes sortes, le seul risque que vous prenez en vous rendant chez Target est de vous retrouver avec un lumbago…Je vous aurais prévenus…

 

Target 517 E 117th st (116th st, ligne 6)

 

Les outlets ou magasins d’usine

 

Les magasins d’usine sont indispensables si vous souhaitez acquérir des vêtements, chaussures et sacs de marques américaines à des prix imbattables. Vous ferez des affaires très intéressantes voire exceptionnelles mais il vous faudra y passer la journée entière. Vous pourrez vous offrir du Calvin Klein, DKNY, Ralph Lauren, J.Crew et autres Kenneth Cole pour des prix à peine plus élevés que ceux pratiqués par une enseigne comme H&M. Idéal pour refaire sa garde-robe ! Il y a tout de même un bémol : ces outlets ne se trouvent pas à Manhattan mais en banlieue voire dans l’état voisin du New Jersey.

 

Jersey Gardens : C’est l’outlet le plus proche de Manhattan, à 30 mn de midtown en car. Vous aurez accès à 200 boutiques et plusieurs enseignes de restauration. Certains disent que c’est l’outlet le plus avantageux, d’autres disent qu’ils ont été déçus. Tout dépend de ce qu’on recherche, de la période à laquelle on s’y rend mais quoi qu’il en soit, vous ferez toujours des affaires comparés aux prix pratiqués à Manhattan ! Toute shopping addict qui se respecte sait que les meilleurs affaires, on les fait pendant les fêtes nationales où les prix sont encore divisés (Thanksgiving, Memorial Day ou Independance Day par exemple). N’oubliez pas d’aller chercher votre petit livret de réductions supplémentaires à l’entrée du centre contre présentation de votre passeport !

 

Jersey Gardens NJ Turnpike Exit BA 651 Kapkowski road, Elizabeth, NJ 07201
Prendre le bus numéro 111 au Port Authority (Métro : « 42st Port Authority Bus Terminal » (ligne A, C ou E), trajet A/R 13$

 

Woodbury Premium Outlets : Probablement l’outlet le plus connu et le plus grand, accessible également en bus de midtown pour un trajet d’une bonne heure. 220 boutiques, largement de quoi se restaurer et un espace consacré au luxe où vous trouverez Balenciaga, Gucci, Chloé ou Dior (entre autres). Woodbury présente le plus grand choix de marques différentes, vous serez obligés de trouver votre bonheur et même au-delà. On sort rarement indemne d’une virée shopping chez Woodbury (enfin, je parle de votre carte bancaire là…). Et ne faites pas comme moi, n’oubliez pas qu’acheter c’est bien mais après il faut porter ses sacs au retour 😉

 

Woodbury Premium Outlets 498 Red Apple Court Central Valley NY 10917
Prendre le bus au Port Authority (même métro que ci-dessus), trajet A /R 37$

 

Tanger Outlets : C’est mon outlet préféré pour une raison simple : il propose une soixantaine de boutiques. L’essentiel. On n’est donc pas obligé d’y passer la journée. J’y ai trouvé un top Old Navy à 97 cts, mon achat le moins cher à ce jour ! Ce centre possède une boutique Bath & Body Works (qui est l’équivalent américain du Body Shop à des prix plus accessibles) qui propose des coffrets cadeaux encore une fois à des prix hallucinants. En revanche, le centre se trouve à Long Island et n’est accessible qu’en voiture (économique si vous louez une voiture à 4).

 

Tanger Outlet Deer Park New York 152 The Arches Circle Deer Park, NY 11729

 

Pour ceux qui souhaitent rester à Manhattan, même si les meilleurs enseignes ont disparues il y a peu (les regrettés Filene’s basement et Daffy’s) il reste T.J Maxx et Marshalls qui proposent des vêtements de designers connus et moins connus à des prix très intéressants. Il ne faut pas avoir peur de fouiller ! Les deux enseignes se trouvent à la même adresse : 620 Avenue of The Americas (métro le plus proche : « 14st », ligne F ou M).

 

Pour les chaussures et les sacs à main (mais surtout les chaussures), il y a l’incontournable DSW (ou Designer Shoe Warehouse) qui se trouve à Union square, juste à la sortie du métro. Ce grand entrepôt propose des chaussures pour toute la famille à prix sacrifiés, surtout si vous vous dirigez vers votre pointure au rayon « clearance » (ou liquidation).

 

Achats de dernière minute (quand le portefeuille est quasi vide) chez Jack’s World

 

Jack’s World est une mine d’or pour tous ceux qui sont nostalgiques des magasins « Tout à 10 francs ». Tout y est très peu cher, à partir de 99 cents jusqu’à quelques poignées de dollars seulement. C’est l’endroit idéal où acheter des petits cadeaux aux proches, il y a de tout, des biscuits, des bonbons, des gels douches, du maquillage, des jouets pour les enfants, des déguisements et des valises à des prix défiants toute concurrence si la vôtre est déjà pleine pour cause d’overdose de shopping New Yorkais…

 
Jack’s World 45 W 45th street (Métro : “42st-Bryant Pk” (lignes B, D, F, M) ou “47-50sts-Rockefeller Ctr” (B,D,F,M))

 

Pour les fans de séries TV U.S : NBC Experience et HBO Store

 

Vous aimez les séries The Office, Friends, Sex& The City, Girls, Community ou encore Game Of Thrones ? Les boutiques de chaînes de télé américaines vous proposent un merchandising de choix, t-shirts, magnets, mugs, porte-clefs, sacs, vous trouverez de quoi afficher votre amour pour votre série préférée. Pour les fans de Dexter et Californication et toutes les séries Showtime, il n’existe malheureusement pas de boutique physique mais une boutique en ligne (pas de livraison en France à ce jour…).

 

NBC Experience Store 30 Rockefeller Plaza (Métro :“47-50sts Rockefeller Center”)
HBO Retail Shop 1100 Avenue of The Americas (Métro :“42 st-Bryant Pk”)

T-shirt Game of Thrones vendu à la boutique HBO.

T-shirt Game of Thrones vendu à la boutique HBO.

Fripes ou vintage shopping

 

Si vous cherchez plutôt des vêtements vintage, voici 3 adresses qui valent le détour. Très différentes, elles vous permettront de trouver votre bonheur, que vous soyez une pin-up des années 50 , un neo punk ou un dandy. Les prix ne sont pas toujours avantageux mais au moins personne ne sera habillé comme vous…

 

Beacons’ closet 10 W 13rd street (entre Union sq et 6th avenue)
Vintage Thrift Shop 286 3rd Avenue (23st, ligne 6)
Search & Destroy 25 St Marks Place (Astor Place, ligne 6)

La boutique Search & destroy dans l'East Village

La boutique Search & destroy dans l’East Village

Les pharmacies Rite Aid et Duane Reade

 

Aux Etats-Unis les pharmacies sont aussi des magasins classiques. On peut tout à fait aller chercher sa prescription et acheter du Coca, des chewing-gums à la cannelle , un magazine people et un shampooing. Les pharmacies vendent également des médicaments en vente libre tels que de l’aspirine ou des comprimés contre le mal de ventre, bien pratique lors d’un séjour là-bas. Rite Aid et Duane Reade proposent des prix intéressants selon les produits et la période. Je ne vous conseille pas de tout acheter là-bas, juste ce qui est intéressant.

Chez Rite Aid on trouve ce qui est considéré comme la meilleure crème anti-rides au monde, elle est à base de collagène, son grand pot (283 g) durera des mois et elle ne coûte que 5$ ! C’est la Timeless Skin de St Ives. (Si tu penses ne pas avoir besoin de crème anti-rides, je te rappelle qu’on doit commencer à 25 ans sinon faudra pas venir se plaindre de ressembler à un vieil abricot desséché…). On trouve aussi ce qui est considéré comme le meilleur durcisseur d’ongles qui soit, le Miracle nail thickener de Sally Hansen. Adieu aux ongles mous et fins pour la modique somme de 7$ (jusqu’à 8,50$ suivant les magasins).

LA crème anti-rides "Timeless skin" de St Ives à se procurer chez Rite Aid

LA crème anti-rides « Timeless skin » de St Ives à se procurer chez Rite Aid

Chez Duane Reade on trouve mon dentifrice préféré, il est au fenouil (fennel, en anglais) et vient de chez Tom’s of Maine, une marque eco friendly et non testée sur les animaux. Je ne suis pas fan du fenouil habituellement mais j’adore ce dentifrice, le plus simple c’est de l’essayer pour vous faire votre propre avis  Ils font également du dentifrice à la menthe poivrée ou à la cannelle…
On trouve aussi les pastilles pour la gorge Altoïds à la cannelle dans leur célèbre boite en fer. Elles existent également en version « mini », pratique à mettre dans son sac à main (mais elles restent difficiles à trouver…).

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Enfin, vous trouverez dans beaucoup de points de vente (Rite Aid, Duane reade et Target mais aussi CVS etc) la marque de produits pour le corps et les cheveux, Organix . Comme son nom l’indique, elle propose des produits uniquement à base d’ingrédients biologiques (et non testés sur les animaux). La gamme à la noix de coco reste ma préférée mais ils proposent aussi des produits aux associations originales telles que « lavande et lait de soja » ou « concombre au yaourt ». A tester d’urgence !

Rite Aid 516 East 14th Street (Métro : 1 Av (ligne L) ou 408 Grand Street (Métro : Delancey St (ligne F))

Duane Reade 46 3d Ave (Métro : Astor Place (igne 6)) ou 60 Spring st (Métro : Spring st (ligne 6)

Merci Twitter

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C’est à la mode de dire que « Twitter, c’était mieux avant ». Je n’ai pas connu ce « avant ». Inscrite en 2009, je n’ai pas tweeté avant 2012…Mon premier tweet, je ne m’en souviens plus, mais j’étais un peu perdue, au début. Puis j’ai commencé à oser dire des trucs, cachée derrière mon écran, et avoir des réponses, puis répondre à des trucs, partager, discuter, me sentir moins seule. J’ai commencé à tweeter parce que je me sentais un peu seule. L’amie dont je me sens la plus proche a épousé un Américain et quitté le pays dans la foulée, je crois que son départ a créé un grand vide. Les autres amis, ils étaient aussi à l’étranger maintenant, et ceux qui restaient à Paris avaient d’autres amis plus proches, j’avais le sentiment qu’ils n’étaient jamais vraiment joignables, qu’il fallait tout le temps tout prévoir à l’avance, que depuis qu’ils avaient eu un gosse, ils étaient devenus vraiment chiants et/ou cons. Je me retrouvais sans personne avec qui boire un verre en semaine ou faire la conne toute la nuit en dansant bourrée sur les tables.

Grâce à twitter, j’ai rencontré de nouvelles personnes virtuellement puis « pour de vrai ». J’ai rarement été déçue. Bien sûr, twitter est comme n’importe quelle entreprise ou communauté ; dans ta Timeline, il y aura toujours une attention whore (tu as de la chance si tu n’en as qu’une), un admirateur relou qui répond à tous tes tweets, un énergumène qui fait des blagues vraiment périmées, plein d’ amoureux des chats, un amoureux des chiens qui proclamera son amour des chiens mais se sentira bien seul, un militant politique prêt à se couper un bras pour son parti, une féministe enragée plus qu’engagée, des queutards qui t’enverront des DM pour tenter leur chance, mais surtout…il y a des gens comme toi. Qui te correspondent, qui t’apprennent des choses, qui te permettent de rencontrer d’autres personnes, qui deviendront de nouveaux amis.

Il y a les apéros où on ne s’entend pas parce qu’on est trop nombreux, et ceux qu’on fait les uns chez les autres, en petit comité, les folles soirées où un mec bourré finit toujours par nous montrer sa bite, les après-midi où on se rejoint dans le Marais pour boire un thé et refaire le monde, les concerts où on fait un peu nos groupies, les expos parce que quitte à se cultiver autant le faire ensemble, les livres qu’on se prête, les conseils qu’on se donne, les pâtisseries maison qu’on a le plaisir de partager, les pleurs, parfois, parce qu’on se dit des vrais trucs qui font pleurer, les parties de Monopoly et de Time’s Up qui durent des heures et des heures, les coups de fil en pleine nuit pour dire qu’on a trop bu et qu’on est heureux de vivre. Tout ce qui fait que tu ne te sens plus seule du tout.

Alors merci  à Maëva, Benjamin, Vanessa, Ornella, Maryline, Axel, Noémie, Cindy, Valérie, Sabrina, Thibaut et Thibault, Fred qui est de retour, Aurélia, Maryne, Adeline, Elodie, David, Luca et Lucas, Anaïs, Paloma, Chloé, Aurore, Sandrine, Claire, Mehdi, Eric, Jean-Arnaud, Céline, Eva, Ammar, Julien, Laura et tous les autres. Oui, même toi. Merci ❤

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Pourquoi rester ami(e) avec son ex est une (très) mauvaise idée

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Je précise d’emblée que ce qui va suivre est mon avis personnel, vous faites ce que vous voulez avec vos exs. Disons que je me permets de donner mon humble avis parce que j’ai une certaine expérience en la matière (plus on vieillit, plus on a d’exs, logiquement). Et je pense avoir fait pas mal d’erreurs, étant d’une nature assez naïve. Aujourd’hui ma philosophie concernant les exs est très simple : un bon ex est un ex mort ou vivant loin, très loin de chez soi (dans un autre pays, c’est mieux). Pourquoi en suis-je arrivée à cette conclusion ? En voici les raisons :

1/ Un ex voudra toujours vous remettre dans son lit

Et on ne peut pas lui en vouloir ! Il vous a déjà eu dans son lit pendant des semaines, des mois, des années, il pense donc que vous êtes potentiellement intéressée.  Ce qui peut être le cas, par ailleurs. Sachez simplement que si vous recouchez avec votre ex, il pensera que vous êtes à sa disposition et vous allez vous transformer en « plan cul », ce qui ne vous fera pas vraiment avancer…Mais, encore une fois, vous faites ce que vous voulez !

2/ Un ex n’est pas un ami, c’est un ex. Nuance.

Il est déjà compliqué d’être amie avec un homme sans qu’il n’y ait d’ambiguïté.  Mais je reviendrais à ce sujet dans un prochain billet. Alors être amie avec un homme qui n’a jamais été votre ami mais a déjà fait l’amour avec vous, ce n’est plus de l’ambigüité, c’est chercher les difficultés et aimer ça. Le seul moyen de passer à autre chose, de se donner une chance d’avancer, c’est de couper les ponts. Ce n’est pas facile, loin de là. Mais c’est nécessaire !

3/ Refuser l’amitié d’un ex = ne pas savoir s’il a refait sa vie = s’épargner de souffrir

L’envie que la rupture se transforme en quelque chose de positif, en « restons amis » est louable. Mais elle est à double tranchant : en restant amie avec lui, vous saurez ce qui se passe dans sa vie, à tous les niveaux. Vous pensez que vous êtes prête à tourner la page. Jusqu’à ce qu’il vous annonce qu’il a rencontré quelqu’un. Bizarrement, votre « amitié » pour ce gentil ex se transforme en stalking en bonne et due forme pour savoir à quoi ressemble cette pouffe avec qui il est maintenant. Est-elle mieux que moi, cette connasse ? Epargnez-vous toute cette souffrance (et le ridicule qui va avec), coupez les ponts !

4/ Refuser l’amitié d’un ex = ne pas le laisser gâcher votre nouvelle relation

Le meilleur moyen de rencontrer quelqu’un d’autre est  d’être disponible. Or, avec un ex présent dans votre vie, vous partez avec un gros handicap. Quel homme aimerait savoir que vous êtes encore très proche de votre ex ? Aucun. Et si vous pensez à cacher à votre nouvel amoureux l’existence de votre ex, cela signifie que vous n’avez pas encore terminé votre relation avec ce dernier. Avant de retrouver quelqu’un, la moindre des choses est de se poser les bonnes questions. Cela évitera de rompre avec le nouveau au bout de 3 semaines sous prétexte que « Je pense encore à mon ex, je crois que je suis pas prête, désolée ».

5/ Refuser l’amitié d’un ex  permet d’être réaliste sur son célibat

Quand on reste ami avec un ex, on a tendance à oublier que c’est fini puisqu’on continue à le voir comme avant. Comme si rien ne s’était passé. Il est facile de croire que ce n’est pas fini ou que ça peut repartir de plus belle, ce qui est un leurre, bien évidemment. Les raisons de la rupture sont encore là, le meilleur moyen de s’en souvenir est de l’accepter : ça n’a pas fonctionné, il vous faut du temps pour vous reconstruire, seule. Il parait que les femmes n’aiment pas être seules, qu’elles ont beaucoup de difficultés à rester célibataires. Afin d’analyser ce qui s’est passé, de faire son deuil et de savoir ce qu’on l’on veut à l’avenir, la solitude est obligatoire. Personne  ne sait mieux que nous ce qu’il nous faut. C’est un processus qui demande du temps. La solitude n’est pas si négative qu’on pourrait le croire, bien au contraire !

Encore une fois, il s’agit de mon avis sur le sujet. Chaque histoire est différente et digne d’intérêt, vous pouvez, si vous le souhaitez, en témoigner en laissant un commentaire. Quoi qu’il en soit, bon courage avec vos exs (il en faut !).

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Pardonnez-moi mais…j’aime les centres commerciaux

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J’entretiens un rapport passionnel avec les centres commerciaux depuis que je suis petite. La majorité du temps, mes parents faisaient des « petites courses » pour la semaine, parce que c’est ce que les Parisiens ont tendance à faire. Mais il arrivait, pas si fréquemment que je l’aurais souhaité, que nous prenions la voiture pour aller dans des centres commerciaux aux portes de la ville faire les courses alimentaires.

Le centre commercial se trouvait en plein quartier Chinois, sur le boulevard Masséna, ce qui était un dépaysement en soi. A l’entrée, il y avait un restaurant Chinois totalement kitsch (question : existe-il des restaurants Chinois autres que kitsch ?)qui faisait des karaokés toutes les semaines.  Ceux qui chantaient faux étaient encore plus passionnés que ceux qui chantaient juste, c’était un spectacle ahurissant. [Etrangement, je n’ai jamais fait de soirée karaoké. Peut-être parce que j’ai peur d’être déçue].  J’aimais aussi regarder les poissons rouges démesurés qui erraient dans les multiples aquariums qui faisaient office de décoration. Ce qui caractérisait ces sorties au centre, c’était l’odeur qui y régnait. Un mélange d’épices et de sueur assez exceptionnel. Peu ordinaire, disons. Parce-que ça puait, pour tout vous dire. Mais cette puanteur reste malgré tout un bon souvenir.

Maintenant que je suis grande, je vais toute seule dans les centres commerciaux aux portes de Paris. C’est un rituel que je n’ai envie de partager avec personne. Je les connais tous mais je vais souvent dans le même qui se trouve en Seine-Saint-Denis dans un quartier absolument horrible, il n’y a pas d’autre mot. Autour du centre, les immeubles sont moches, sales et vieux, les hôtels sont minables et les SDF pullulent. Malgré ces points faibles, j’ai une certaine tendresse pour ce lieu…

A chaque fois que je m’y rends, je me retrouve à discuter avec des inconnus parce que, vous ne me croirez peut-être pas mais quand on sort de Paris, les gens se parlent les uns les autres ! (gros, gros scoop). L’esthéticienne, le coiffeur, les vendeuses sont toujours plus sympathiques qu’à Paris. Et bavardes ! Comme je connais le centre commercial par cœur, il m’arrive de faire le guide lorsque je vois des femmes qui ne trouvent pas la boutique qu’elles cherchent.

Il existe des toilettes payantes, très bien entretenues par un jeune monsieur très souriant (ses dents sont aussi blanches que sa peau est noire) qui est probablement le seul « homme-pipi » à oser faire des blagues graveleuses au moment où le client paie les 50 centimes. Il me met de bonne humeur à chaque fois que je le vois. Loin de la superficialité parisienne où on aurait forcément honte d’être « homme-pipi », lui voit le bon côté des choses et reste agréable, souriant, et parfois drôle (ses blagues ne font pas tout le temps mouche hum hum).

Un jour, il m’est arrivé de  prendre une femme dans mes bras, à la caisse. Elle venait de me dire que sa nièce avait disparu depuis plus d’un an après avoir répondu à une offre de baby-sitting, elle se plaignait que les médias n’en parlent pas, puis sa voix s’est mise à trembler et je l’ai naturellement prise dans mes bras, moi qui ne suis pas vraiment la chaleur personnifiée.

J’aime regarder les gens là-bas parce qu’il y a vraiment de tout : des jeunes filles en fleur qui font du shopping, des vieux couples  qui ne se parlent plus, de la racaille, du papy libidineux, du sdf à peu près bien habillé qui reste des heures dans le centre pour ne pas rester dehors, des vigiles dragueurs, des enfants qui courent dans les allées, des femmes seules qui ont envie de parler, des blancs, des noirs, des jaunes, des de toutes les couleurs. Ce n’est pas si fréquent de voir une telle multitude de gens différents. Tout le monde devrait aller dans les centres commerciaux, ça redonne foi en l’être humain. Ils ne sont pas si horribles, les « gens ». Vraiment.

Une jeune femme faisant ses courses

Une jeune femme faisant ses courses

Passion escalators

Passion escalators

Direction la caisse !

Direction la caisse !

(Oui, ces photos sont de véritables chefs d’œuvre, merci)

Classification des différents types d’attention whores sur les réseaux sociaux

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Les filles qui font tout pour se faire remarquer ont toujours existé, on en a tous connu avant même que le terme « attention whore »ne soit à la mode. A l’adolescence, période de crise identitaire, on a tendance à « faire sa maline » avec les garçons, parce qu’on sent bien que notre corps change et que ça leur fait de l’effet. Alors, on minaude un peu, on teste, on se fait des frayeurs, on raconte des histoires, mais ça fait partie de l’apprentissage et surtout, ça ne dure qu’un temps.

Malheureusement, l’attention whore qui sévit sur les internets, elle, n’a pas toujours l’excuse d’être encore une ado. Pire, aujourd’hui, l’attention whore peut également être de sexe masculin ! Il en existe, selon moi, différents types que je vais vous décortiquer pour le plaisir de critiquer gratuitement. Parce que c’est à cela que me sert ce blog, critiquer gratuitement. (Je le rappelle au cas où).

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La moche qui se croit « bonne »: C’est une jeune personne qui n’a pas une vie passionnante mais un peu d’imagination. Souvent étudiante ou au chômage, elle flood ta Timeline de jour comme de nuit pour raconter des tweetstories inintéressantes telles que « On m’a encore mis la main au cul dans le métro. Enough is enough #3èmefoiscettesemaine ». Ou « Mon ex me harcèle encore ! Alloooo il comprend pas que c’est fini depuis 5 ans #PétagedePlomb ». Ou encore «Et voilà, on m’a hurlé « T’es bonne » alors que je marchais dans la rue. Tous des porcs ! #storyofmylife » Les hommes la veulent tous ! Mais elle les repousse héroïquement parce que soit 1/ elle est en couple et fidèle ou 2/ elle est célibataire mais se dit « difficile ».Elle tweete souvent des photos d’elle où elle se trouve jolie. Problème : elle est bien la seule à le penser. En fait, elle est moche et se raconte des histoires pour se rassurer parce qu’elle est seule à en crever dans son petit 14m2 à Paris 5ème (elle croit qu’habiter rive gauche, c’est chic). Personne ne la drague jamais, elle est transparente, insipide mais se croit bonne parce qu’il y aura toujours un connard pour lui dire qu’elle est bonne parce qu’il est en chien et qu’elle a soit 1/ des gros seins ou 2/ elle fait plus de 175cm et, malgré ses longues jambes en X, se prend pour Miranda Kerr. La moche qui se croit « bonne » est de loin l’attention whore qui sévit le plus sur les internets. Vous en connaissez tous une et vous voyez exactement de qui je parle. Mais laissons-la dans son doux rêve…gnark gnark.

 

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La wannabe : C’est une personne souvent jolie à regarder, avec un charisme indéniable, qui a découvert qu’elle pouvait plaire grâce aux réseaux sociaux. Très photogénique (elle est souvent plus belle en photo qu’en vrai), elle poste des photos d’elle un peu arty où elle se montre à moitié nue mais dans un esprit très « fun » (attention, ce ne sont pas des photos érotiques, non). Grâce à ses photos, elle réussit à se constituer un groupe de fans dont, Oh my God , une ou deux personnes connues (journaleux un peu hype, mec de chez Ed Banger, chroniqueur sur Canal +). Cet engouement lui laisse penser qu’elle pourrait enfin quitter son job de caissière chez Monop’ mais elle aimerait des propositions sérieuses. En attendant, son ego et sa libido sont reboostés et elle profite de sa petite notoriété pour faire son social butterfly, elle a eu, par exemple, l’opportunité de se rendre aux GQ Awards où elle a pu « rencontrer » des célébrités. Depuis, elle pense que ses rêves peuvent devenir réalité. On lui souhaite bien du courage.

 
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La grosse chaudière : C’est une personne qui a le feu au cul. Plutôt la petite quarantaine, sa présence sur les réseaux sociaux est très simple : elle est là pour pécho. En général, elle est mariée à un homme qui ne la baise plus depuis 1998, les réseaux sociaux sont pour elle un exutoire, elle peut enfin assouvir ses envies de libertinage ! Elle ne parle que de cul et ne poste que des photos de ses seins parce qu’ils sont très gros. Vous ne verrez jamais son visage mais si vous êtes un homme et que vous avez envie de baiser, elle ne fera pas la fine bouche. Elle vous enverra toutes les photos que vous souhaitez, plus elle en envoie, plus elle est excitée, vous aurez droit à sa chatte en gros plan (elle croit que c’est sexy) et, si vous êtes chanceux, vous aurez même droit à une vidéo d’elle se mettant un gode dans l’anus (elle n’a jamais rien fait d’aussi subversif de toute son existence, c’est le climax de sa vie). Avec ses techniques grossières, elle réussit à enchaîner les hommes et pense être bonne grâce à ce succès. Ceux qui l’ont vue en vrai regrettent de l’avoir baisée parce que c’est un gros thon qui ressemble à la Princesse Fiona, la fiancée de Shrek…

 
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La grosse mytho : C’est une personne qui tweete beaucoup sur sa prétendue « vie de rêve » : elle prend en photo les cartons d’invitation à son nom, elle dit ne porter que des grandes marques mais prend des photos de sa nouvelle veste The Kooples, elle connait des « gens des médias » et des « gens de la mode ». Ses followers pensent avoir à faire à la réincarnation de Paris Hilton tant elle semble toujours en avant-première et autres vernissages. Elle connait tout le monde mais personne ne la connait vraiment…Avec ses plus de 3000 followers (bon, elle est sur twitter depuis 2008, hein), elle s’est fait un joli petit réseau mais personne ne sait vraiment où elle habite ni ce qu’elle fait dans la vie (elle squatte chez ses parents alors qu’elle a 30 ans et est au chômage depuis 2008, justement). Elle adore quand un follower lui répond « Wahou, t’as troooop de chance ! Tu fais quoi comme boulot ? », mais elle ne répond jamais parce qu’elle n’en a pas, elle profite juste de son réseau de connaissances pour accéder à certains privilèges (sa sœur travaille chez Chanel, un copain de fac travaille chez Paris Première, son meilleur ami gay est vendeur chez Colette). La grosse mytho est la pique-assiette 2.0. Ni plus, ni moins. Autant à 20 ans, la pique-assiette fait un peu rire, passés 30 ans, elle fait pitié. Tu fais pitié, voilà, c’est dit.

 

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La fille qui chouine en permanence : C’est une personne à la fois pessimiste, égocentrique et défaitiste. Ok, à la base, elle a une vie de merde mais elle tient à la faire partager ! Souvent au chômage, sans argent et avec beaucoup de problèmes, elle te tweete sa vie de merde tous les jours sans interruption. Se plaindre est son unique passion et personne ne peut l’arrêter ; vous aurez beau la rassurer, elle continuera, inlassablement. Tout est prétexte à la plainte : le matin (« Putain, fait chier, il est 8h30, je suis déjà en retard à mon rdv pôle emploi. J’en ai trop marre de moi »), la météo (« Ok, il pleut et j’ai oublié mon parapluie, SUPER Dieu, j’ai compris le message »), le célibat (« Ça fait 8 mois que je suis seule. Ainsi soit-il.  #TeamForeverAlone») etc Pour susciter la compassion, elle n’hésite pas à exagérer ou inventer des anecdotes, c’est toujours elle qui marche dans une merde, qui se fait vomir dessus par un nourrisson, qui a oublié les clefs de chez elle au taf, qui tombe sur un mec avec un micro-pénis, qui se fait refiler un faux billet par le buraliste etc Le pire, c’est que ça marche ! Elle a une poignée de fidèles twittos qui la plaignent  et lui envoient un #hug ou des #chocobisous dont elle se fout éperdument… puisqu’elle est là pour déverser sa litanie, pas pour communiquer. Les autres n’existent que pour lui rappeler qu’elle n’a pas de chance, qu’elle est maudite. « T’as trop de chance d’aller à Londres, moi j’ai pas d’argent ». Non, connasse qui pleurniche, ça n’a rien à voir avec la chance, j’ai travaillé pour payer mon billet d’avion. Alors ta gueule, Caliméro. TA GUEULE.

Petite précision : certaines attention whores cumulent les dégats, elles peuvent être mytho et se croire bonnes, être de grosses chaudières et vouloir être célèbres, il existe toutes sortes de mélanges possibles, pour notre plus grand bonheur. Continuez à vous rendre ridicules, surtout, on adore ça ! ❤

Les Français sont-ils des porcs ?

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Ces derniers jours, je repensais à une ancienne amie qui était la personne la plus sale qu’il m’ait été donné de rencontrer. Je vous en parlerai un peu plus loin…

Les Français ont la pire réputation qui soit en termes d’hygiène corporelle, ce n’est malheureusement pas nouveau. Mais est-ce justifié ? Lorsqu’on regarde autour de soi, il est facile de trouver un pote aux cheveux toujours crades (et qui n’est pas grunge parce que le grunge est mort avec Kurt Cobain en 1994), une copine qui sent très fort des aisselles ou encore une autre qui a une haleine de cheval ou la peau dégueulasse. En effet, plusieurs études s’accordent à dire que nous sommes sales. Pour commencer, 20% des Français ne se lavent pas tous les jours. Pire, 16% d’entre eux n’achètent pas de shampooing. Peut-être vont-ils se laver les cheveux ailleurs ? A moins qu’ils ne se lavent les cheveux avec leur gel douche ou pire du savon ? L’étude ne répond pas à cette question… En ce qui concerne le déodorant, 31% n’en utilisaient pas en 2007. Quiconque prend le métro parisien aux heures de pointe et mesure moins de 165 cm sait que ce chiffre n’a pas dû beaucoup s’améliorer…Puisqu’on parle de transports en commun, sachez que 55% des Français ne se lavent pas les mains en rentrant du métro. Quand je pense à tous ceux qui touchent la barre métallique, touchée toute la journée par les 20% qui ne prennent pas de douche tous les jours + les clodos , je frissonne de dégoût. Il y a quelques années, alors que j’occupais un poste dans une nouvelle boîte, on m’avait reproché mon manque de « convivialité » parce que je refusais de « faire la bise » à mes 25 collègues tous les matins…Les Français et leur obsession de se faire la bise, de une à quatre, suivant les régions et les humeurs des aficionados. Pas très hygiénique tout ça.

Chacun sait (ou doit savoir) qu’il est recommandé d’acheter 4 brosses à dents par an. Pourtant nous n’en achetons en moyenne qu’1,7 par an. Vous noterez la tristesse de ce 1,7. Même pas 2 ! Même pas une brosse à dents tous les 6 mois ! (Mais qui sont ces gens ?) Bon, en même temps il suffit de regarder la dentition de son entourage pour constater qu’effectivement, les Français aux jolies dents blanches, ça n’existe que chez les animateurs télé. Nous sommes loin des Etats-Unis où absolument tout le monde (ou presque) possède de parfaites dents blanches et un sourire ultra brite.

Devinez à qui appartient ce sourire ?

Devinez à qui appartient ce sourire ?

L’étude révèle qu’il y a tout de même un français sur dix qui a toujours sa brosse à dent sur lui pour « se brosser les dents en toute circonstance ». Sachant que les Français ne sont pas des êtres d’une grande propreté, permettez-moi de penser que ce français là sur dix trompe probablement sa femme et conserve sa brosse à dent dans la boîte à gants (à côté des préservatifs). Cette interprétation n’engage que moi, je tiens à le préciser avant que le premier mécontent ne vienne me traiter de morue…

Ce billet m’a été inspiré par une certaine Laura avec laquelle j’ai eu la « chance » de vivre il y a quelques années. C’était une fille très jolie avec une voix grave qui plaisait aux garçons et rendaient les autres filles jalouses. Elle plaisait à beaucoup d’hommes et je ne pouvais m’empêcher, à l’époque, de les plaindre. Parce que Laura était la fille la plus crade que la Terre ait portée (si tu me lis, bisous). Pour commencer, elle ne changeait pas de vêtements tous les jours, ni de sous -vêtements. Pourquoi ? Parce qu’elle entassait les fringues sales et oubliait de faire des machines. Elle portait donc des vêtements sales tous les jours. Certes, elle se douchait et mettait une dose impressionnante de déodorant et de parfum. Mais quel intérêt ? Elle mettait ses serviettes hygiéniques sales non pas à la poubelle (trop simple, trop cliché) mais directement dans les toilettes…qui se bouchaient tous les 2 mois. Elle dormait sur un lit à même le sol sur lequel étaient jonchés des pots de yaourts vides avec leur cuillère datant d’une semaine voire davantage et autres paquets de Spécial K éventrés (Laura était le genre de connasse toujours au régime). A l’appartement, nous avions eu droit à des souris (elles faisaient leurs besoin-beurk le pipi qui sent fort, bouh le caca qui laisse des traces partout- dans le dressing de Laura qui les trouvait mignonnes et ne voulait pas les tuer) puis ce fut le tour des cafards qui grouillaient en permanence, ce fut des semaines et des semaines de cauchemar avant de s’en débarrasser. La pire expérience qui m’ait été donnée de vivre à cette époque fut ce jour où, pensant lui être aimable, je lui demandai si je pouvais ouvrir son sac de voyage qui restait là depuis 10 jours depuis son retour à Paris. J’étais sur le point de lancer une machine à laver et il me restait de la place. Avec son accord, j’ouvris le sac et une nuée de moucherons en sortirent et je dus précipitamment ouvrir la fenêtre en grand pour réchapper à une odeur nauséabonde. Au milieu du sac trônait une petite culotte sur laquelle était encore accrochée une serviette hygiénique remplie de sang dans lequel les moucherons avaient élus domicile. Bon appétit !

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