[RECETTE] Mes biscuits Granola maison

Non, ce blog ne va pas se transformer en blog de cuisine. Mais comme vous êtes nombreux à m’avoir demandé la recette de mes Granola maison, je la partage volontiers 🙂

Les Granola sont des biscuits sablés nappés d’une fine couche de chocolat au lait. Quand j’en achetais un paquet, j’avais tendance à tous les manger d’un coup (et à avoir très mal au ventre après, évidemment).

Depuis que j’ai trouvé la recette pour les faire soi-même, je n’achète plus de Granola industriels que je trouve désormais trop sucrés, trop…industriels (et j’ai appris qu’ils contenaient de l’huile de palme, pas terrible…)

Pour faire 30 biscuits Granola, vous aurez besoin de :

–          80 g de farine de blé noir (ou sarrasin)

–          20 g de farine de blé

–          100g g de farine de châtaigne (se trouve très facilement chez Naturalia)

–          100 g de beurre Noisy (parce qu’il a un petit goût de noisette)

–          1 œuf

–          60 g de sucre roux

–          1 demi sachet de levure chimique

–          100 g de chocolat (au lait, noir ou même praliné, un délice !)

Dans un saladier, mélangez les farines, le sucre roux, la levure chimique et l’œuf. Faites fondre le beurre dans une casserole puis ajoutez-le. Mélangez le tout avec une spatule, vous obtenez une boule de pâte qu’il va vous falloir transformer en un boudin régulier et l’emballer dans du film alimentaire. Mettez-le 20 mn au congélateur (1 h au frigo), voici à quoi ça ressemblera :

boudingranolas

Préchauffez votre four à 180°.

Découpez des tranches régulières dans le boudin à l’aide d’un couteau bien aiguisé. Veillez à ce que vos tranches ne soient pas trop épaisses.

Disposez vos futurs biscuits sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et les faire cuire pendant 12 mn.

Faites fondre le chocolat dans une casserole à feu doux (avec le Nestlé pâtissier, ça prend 5 mn). Attendre que les biscuits aient refroidis puis à l’aide d’une cuillère, nappez de chocolat la face la moins jolie de votre biscuit. Remettez au frigo pour que le chocolat durcisse, et voilà !

Bonne dégustation !

Maintenant il ne faut pas tous les manger. Bon courage ;) (assiette : Rice)

Maintenant il ne faut pas tous les manger. Bon courage 😉 (assiette : Rice)

Only in the USA, 8 choses à savoir avant de partir

Vous partez aux Etats-Unis pour la première fois cette année ? Vous pensez que vous êtes prêts ? Lisez ces quelques lignes pour ne pas avoir de mauvaises surprises. Parce qu’il y a définitivement deux ou trois choses à savoir avant d’y aller. Les voici :

1/ Jaune fluo sera ton pipi. Oui, vous avez bien lu. Cette information ne vous parait peut-être pas capitale mais il faut savoir que c’est une vérité : aux Etats-Unis, vous remarquerez que la couleur de votre pipi sera proche du jaune fluo. Je vous le dis parce que si vous êtes un tantinet hypocondriaque comme moi, vous penserez automatiquement que vous êtes malade. Non, ce n’est pas une cystite, tout va bien. L’urine change de couleur selon ce que l’on mange, je ne sais pas ce qu’ils mettent dans les aliments aux Etats-Unis  mais je préfère ne pas le savoir…

2/ On te demandera comment tu vas très souvent dans la journée. Les Américains, contrairement à nous, pauvres Français, ont le sens du service. A chaque fois que vous entrerez dans un magasin, on vous demandera  « How are you today ? », ce qui peut sembler déconcertant. On imagine assez mal la vendeuse chez  Promod nous demander comment nous allons aujourd’hui et si nous passons une bonne journée. Surtout, ne faites pas comme moi, ne racontez pas votre vie. Ce n’est pas le but de cette question qui n’est qu’une formule de politesse. Faites un grand sourire, profitez-en pour poser une question sur ce que vous cherchez dans le magasin ou fuyez, à vous de voir.

3/ Si tu n’as pas de charlotte de douche, tu es foutue (je m’adresse ici aux femmes et autres spécimen maniaques du cheveu). Aux Etats-Unis, il est impossible de prendre une douche sans se mouiller les cheveux pour la bonne et simple raison qu’ils possèdent majoritairement des pommeaux de douche fixe comme ci-dessous. Je ne sais pas pourquoi ils sont restés à ce système archaïque qui ne permet pas de se laver correctement. Il serait temps qu’ils se mettent aux pommeaux de douche manuels comme chez nous. Il y a tout de même une bonne nouvelle : on trouve des charlottes de douche à peu près partout là-bas.

le pommeau de douche fixe américain

4/ On te demandera très naturellement à quelle église tu appartiens. Quand on sait que seulement 20% des Américains n’ont pas de religion, on comprend un peu mieux son importance dans la société américaine. Autant un New Yorkais sera compréhensif si vous vous dites athée, un Texan pourra le prendre comme une provocation et ira prier pour votre âme à la minute même où vous lui aurez fait cette confession. Si vous ne voulez pas entendre parler du « Lord » et de « God » sans cesse, dites simplement qu’en France on ne parle pas aussi facilement de ses croyances.  Vous risquerez alors de passer pour un djihadiste radical isolé mais c’est un autre problème 😉

5/Si ton IMC est compris entre 20 et 25, tu seras considéré comme « skinny ». L’Indice de Masse Corporelle compris entre 20 et 25 signifie que vous êtes tout à fait normal. Mais les Américains passeront leur temps à dire que vous êtes « skinny », ce qui n’est pas flatteur du tout puisque c’est un terme péjoratif qui veut dire « maigrichon(ne) »Si vous entendez « skinny bitch » sur votre passage, sachez qu’on jalouse votre normalité. L’avantage d’être considérée comme « skinny » c’est que votre ego sera boosté le temps des vacances. Parmi tous ces gros, vous vous sentirez maigre et fabuleuse. En revanche attention au retour à la triste réalité en France….parce qu’un voyage aux Etats-Unis, c’est souvent 3 kg de plus.

6/Attention aux marques d’affection en public. Il existe un panneau contre les marques d’affection en public aux Etats-Unis (ou « Public Display of Attention », voir ci-dessous). La plupart du temps c’est dans les écoles (collèges et lycées) que vous le verrez. Mais il pourra vous arriver de tomber dessus à un moment où vous ne vous y attendez pas… Qu’est-ce-qu’une marque d’affection en public ou PDA en américain ? S’embrasser à pleine bouche, se peloter mais aussi se prendre dans les bras ou tout simplement se promener main dans la main. Certaines villes telles que New York sont à l’aise lorsqu’un couple s’embrasse goulument en public (ce qui n’est pas étonnant lorsqu’on sait qu’une femme peut se promener poitrine à l’air en toute impunité dans la ville qui ne dort jamais)  Ce n’est pas du tout le cas à Denver (Colorado) ou Phœnix (Arizona) qui font partie des 10 villes les plus mal à l’aise avec les PDA.

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7/ Si on vous propose de la vaseline, gardez votre calme. Aux Etats-Unis, la vaseline est un produit très populaire, tout le monde en a un pot à la maison. Ils l’utilisent volontiers comme une crème hydratante ou pour s’en mettre sur les lèvres lorsqu’elles sont gercées. Il existe des pots miniatures pour les femmes qui souhaitent se remettre un peu de vaseline tout au long de la journée. Ne vous esclaffez pas si on vous propose un peu de vaseline, rassurez-vous, personne n’essaie de vous enculer (sic).

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8/ Si tu n’aimes pas la cannelle, passe ton chemin. Les américains raffolent de la cannelle, ils en mettent à peu près partout, dans les pâtisseries, les cupcakes, les viennoiseries. Il y a des bonbons à la cannelle, des chewing-gums à la cannelle. Ils en mettent aussi dans les produits de beauté, vous trouverez des crèmes pour le corps, des shampooings, masques et autres baumes pour les lèvres.  Si vous n’aimez vraiment pas ça, comme c’est parfois compliqué de savoir s’il y en a (ce n’est pas toujours indiqué), je ne vous donnerai qu’un conseil : n’achetez jamais quoi que ce soit à la pomme. Parce qu’aux Etats-Unis, l’association «pomme » et « cannelle » est automatique.  Je vous aurais prévenus…

About me

J’ai créé ce blog pour m’exprimer, me défouler et  partager un peu de la vie culturelle parisienne. Comme je ne sais pas quoi dire sur moi, je vais répondre aux questions que Bernard Pivot posait à ses invités dans son émission littéraire « Apostrophes » (si tu ne connais pas cette émission, tu ne sais pas ce que tu as raté, c’était vraiment bien :))

1. Votre mot préféré ?
J’en ai plusieurs : « balbutier » parce qu’on devine ce qu’il veut dire juste en le prononçant.  A l’inverse, « déréliction » que je trouve trop rare et pourtant très beau. J’aime le mot « odieux » mais je le préfère encore en anglais, c’est pour cette raison que j’ai appelé le blog « obnoxious », j’ai ajouté « For ever » parce que je trouvais ça complètement puéril et drôle. Je revendique le droit d’être odieuse ! (uniquement sur le blog, en vrai je suis un amour, bien entendu).

2. Le mot que vous détestez ?

« Hiérarchie » parce qu’il sonne mal et qu’il me rappelle le monde de l’entreprise et ses codes à la con.  Je n’aime pas non plus « entériner », ne me demandez pas pourquoi.

3. Votre drogue favorite ?

L’amour (oui, c’est cliché. Mais ceux qui n’en ont pas comprennent ce que je veux dire, j’en suis certaine) Sinon y’a aussi les chewing-gums à la cannelle. Et tout ce qui est sucré, gras et au chocolat /
4. Le son, le bruit que vous aimez ?

Le ronronnement de mon chat, la musique qui donne envie de se lever et de danser, les cigales.

5. Le son, le bruit que vous détestez ?
Les Larsen, les gens qui ne savent pas faire autrement que de hurler au lieu de parler, la fourchette qui grince dans l’assiette et surtout les gens qui sifflent. J’ai envie de les tuer.

6. Votre juron, gros mot ou blasphème favori ?
« Sombre connard » qui est la pire insulte que j’emploie. Dans un autre registre, j’adore « mange-merde » et « peigne-cul » que je n’emploie pas mais que j’affectionne particulièrement.

7. Homme ou femme pour illustrer un nouveau billet de banque ?

Je suis assez nostalgique du Pascal…

8. Le métier que vous n’auriez pas aimé faire ?
Actrice. Je ne comprends pas trop qu’on puisse vouloir autant se montrer. Et je n’aimerais pas incarner d’autres personnages, j’aurais peur que ça me rende complètement schizophrène. Ou animateur télé. Ils semblent si faux et je déteste les sourires qui manquent de naturel, et les dents trop blanches m’effraient.

9. La plante, l’arbre ou l’animal dans lequel vous aimeriez être réincarné ?
J’aimerais être réincarnée en chat parce que je n’aurais pas une mais neuf vies.

10. Si Dieu existe, qu’aimeriez-vous, après votre mort, l’entendre vous dire ?
Je ne crois pas en Dieu, je crois en moi. (Et je crois un peu que les objets ont une âme mais ne le dites à personne surtout…)

Quand je lis les blogs des autres, je me demande toujours à quoi ils ressemblent, ceux qui écrivent. Alors, voilà, j’aurais bien voulu mettre une photo de moi mais je me trouve très moche en ce moment. Vous attendrez que je sois redevenue à peu près potable, d’accord ? Merci, bisous ❤

En attendant, je vous propose d’admirer une photo de mon nouveau t-shirt avec l’illustre Larry David. Ça fait un peu attention-whore-hipster ce que tu veux mais je m’en fous 🙂

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Toute vérité n’est pas bonne à dire

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Le mensonge fait partie de notre vie sociale. Que nous le voulions ou non, c’est ainsi. Et même s’il est tentant de refuser de jouer le jeu en énonçant une vérité, en disant tout haut ce que tout le monde pense tout bas, le risque de se sentir incompris, seul au monde, voire haï de son entourage est bien réél…Alors nous faisons comme les autres : semblant.

Dans notre vie professionnelle, ça commence souvent par le CV sur lequel nous nous trouvons une passion pour « la zumba » dans la catégorie « loisirs ». C’est à la mode, ça donne une bonne image de soi et ce n’est qu’un tout petit mensonge. Bien entendu, on évitera de dire au futur employeur qu’on a failli cracher nos poumons la seule et unique fois où on a mis les pieds dans un cours de zumba…Une fois embauchés, nous faisons semblant de ne pas savoir que la petite stagiaire a signé son CDI parce qu’elle passe beaucoup de temps dans le bureau du patron. Puis, lors de l’entretien annuel, nous mentons en disant que nous sommes épanouis à notre poste alors que nous cherchons activement un poste plus intéressant ailleurs…

On pourrait espérer qu’il n’y ait aucun mensonge au sein de la famille, il n’en est rien. C’est peut-être le domaine dans lequel il y a le plus de mensonges, de non-dits, de faux-semblants. Quand on sait que  7 à 10% des enfants ne sont pas des enfants biologiques de leur père légitime, il y a de quoi se poser des questions.  Autrement dit vous êtes peut-être le « fils du facteur » sans le savoir….Alors nous faisons encore semblant. On nous cache que notre oncle a fait de la prison, que le grand-père que nous n’avons pas connu était un pédophile. On nous ment alors qu’on le sait que notre tante est alcoolique, notre cousine mythomane et notre nouvelle belle-mère la pire chagasse que la Terre ait portée. On fait semblant de ne pas comprendre que notre mère a refait sa vie,  d’être touchés par la maladie de tante Cécile alors qu’au fond ça ne nous fait rien parce qu’on ne l’a pas vue depuis 10 ans.

Avec nos amis, ceux qu’on a le privilège de choisir (contrairement aux collègues et à la famille) qu’en est-il ? C’est exactement la même chose. On pourrait penser qu’on peut enfin être tout à fait transparent et honnête avec eux et espérer pareil en retour. Malheureusement on ne peut pas tout leur dire non plus. Le mensonge est de rigueur. On ne peut pas dire à une amie que son mari est homosexuel et qu’elle semble la seule à ne pas être au courant. Parce que si ça se trouve, elle le sait et ça lui convient. On ne peut pas dire à un ami qu’il fait exprès de se retrouver dans des amours impossibles, femmes mariées, femmes qui aiment les femmes, femmes dépressives, comment lui dire qu’on souhaiterait le voir heureux avec quelqu’un de disponible ? On ne peut pas dire à une amie qui fréquente un homme marié qu’elle perd son temps à attendre qu’il quitte sa femme. Elle devrait le savoir, que les hommes ne quittent jamais leur femme. Elle attend, soumise, qu’il lui fasse un signe. Comme une esclave, elle attend et nous on ne dit rien parce qu’elle a la conviction qu’il finira par la quitter. Et contredire quelqu’un qui est aveuglé par ce qu’il pense être de l’amour, c’est peine perdue.

Est-ce-possible de ne pas rentrer dans ce jeu social ? Je préfère ne pas vous mentir, la réponse est  « non ». Il est nécessaire à la bonne marche des relations humaines. Dire exactement ce que l’on pense en toutes circonstances ferait de nous une personne en marge de la société. Parce que le seul moyen de ne pas jouer le jeu social est encore de ne pas avoir de travail, de ne pas avoir de famille ni d’amis et de vivre dans une cave. Vous comprendrez aisément pourquoi on va tous tranquillement continuer de faire semblant. En essayant tout de même de ne pas mentir à la personne la plus importante de sa vie : soi.

Le jour où…tu ne veux plus voyager

Je ne pensais pas que ce jour viendrait. Le jour où je n’aurais plus envie de voyager. Moi qui annonce presque comme un trait de caractère ma passion pour les contrées lointaines, qui revendique le dépaysement comme une source d’inspiration, qui considère les aéroports comme autant de « Home Sweet Home ». J’ai assez voyagé, merci, j’en ai pris plein les yeux.

J’ai vu les Etats-Unis en long, en large et en travers. Le Grand Canyon et cette soudaine envie de se jeter dedans parce que je n’ai jamais rien vu d’aussi beau, l’Utah ses mormons et sa pierre rouge, cette impression presque dérangeante d’être sur une autre planète (Mars ?), Los Angeles la catin, San Francisco la hippie, New York la femme de ma vie, le Mississippi sous la canicule, Las Vegas, ses casinos et ses capotes pleines de foutre sur le strip le matin tôt. Austin, ses cow boys de pacotille et sa nourriture grasse, le Wyoming et Yellowstone, ses rangers et ses ours qui font un peu peur en vrai, le Treasure State, le Garden State, le Corn State. Le Mont Rushmore, complètement irréel, sorti de nulle part, les réserves indiennes, les hamburgers géants, les accents tellement prononcés qu’on ne comprend rien, les YMCA, l’aventure, la vraie.

Et Koh Samui et Koh Chang et Katmandou. Et Athènes et Madère et Birmingham et Amsterdam. Conakry et ses enfants qui travaillent au  soleil le sourire aux lèvres alors qu’ils pourraient être à l’école, les plages de sable fin en Guadeloupe et les poissons qui passent entre tes jambes dans l’eau limpide, l’Italie et ses glaces stracciatella, ses jolies filles et ses musées, Maurice et sa chaleur étouffante et ses cacahouètes grillées. L’Afrique du Sud…le parc Kruger et ce singe qui avait volé nos sandwichs pour les déguster tranquille dans son arbre, la promenade en barque sur le lac de Pokhara, moment inoubliable où j’ai failli pleurer (bon, j’ai vraiment pleuré en fait).

Tous ces gens, ces lieux, ces escales, ces trajets en avion. Ces jolis souvenirs qui me font penser que jamais je ne serais une vieille femme aigrie. Alors bien sûr j’ai toujours rêvé d’aller en Australie. Et aux Maldives. Mais je sais que je n’irai pas. Parce que c’est trop loin, parce que ça ne m’amuse plus autant qu’avant, partir loin de chez moi. Parce que c’est presque indécent d’avoir eu la chance de réaliser autant de rêves, parce que rien n’a jamais été impossible. Il faut peut-être en garder quelques-uns, des rêves ? J’imaginerai éternellement à quoi ça peut ressembler, l’Australie et les Maldives. Sans jamais savoir si ce que j’imagine correspond à la réalité. Et ce sera bien, aussi. Différent. L’aventure dans ma tête.

Comme c’est la fête des Mères, j’en profite pour te remercier. Merci maman de m’avoir donné le goût du voyage, grâce à toi je suis un peu une citoyenne du monde, je n’ai pas peur de mon prochain, je sais que je peux me perdre dans n’importe quel pays, je retrouverais mon chemin. J’ai des amis formidables un peu partout.  Et surtout…je sais la chance que j’ai d’être née ici, en France. Ça ne m’empêche pas de me plaindre mais ça me permet d’être une éternelle optimiste, de relativiser face aux petits problèmes que je peux rencontrer, parfois.

Maintenant je veux rester à la maison, avec la Dame de Fer, mon homme et mon chat 🙂

 Eiffel-Tour-France

Mon guide shopping à NYC : où, quand, comment faire les meilleurs « deals » ?

Depuis la première fois où je suis allée dans la ville qui ne dort jamais, j’ai pu peaufiner mon carnet d’adresses et j’aimerais le partager avec celles et ceux qui cherchent autre chose que les habituels Macy’s et autres Century 21…New York est gigantesque, on a vite fait de s’y perdre tant l’offre y est importante alors concentrons-nous sur les essentiels. Faire de vraies affaires pour les vêtements, les chaussures, les sacs à main, et trouver des cadeaux originaux à nos proches.

(Vous pouvez me faire part de VOS bonnes adresses dans la partie « commentaires », cette liste ne demande qu’à être complétée par les lecteurs et lectrices du blog :))

Target, le temple du « good deal »

Target est un genre de Monoprix géant, on y trouve absolument tout : alimentaire, décoration, produits ménagers, produits de beauté et même des vêtements. C’est à mes yeux la destination obligatoire pour tout séjour aux Etats-Unis, il en existe dans tous les états, pas qu’à New York. Comme beaucoup d’autres enseignes, chaque année Target s’associe à un designer pour faire une collection en édition limitée à des prix abordables. Cette année, la styliste Kate Young est mise à l’honneur, j’ai pu me procurer la veste de costume blanche que Michelle Williams porte ci-dessous pour la modique somme de 24 $ (soldée), imbattable ! C’est chez Target que vous trouverez les vernis à ongles les moins chers. La marque la plus économique reste NYC (moins d’1,50$) mais vous trouverez aussi des marques plus prestigieuses telles que Revlon ou Essie (pour moins de 6$ donc bien moins chères qu’en France…).

L'actrice Michelle Williams

L’actrice Michelle Williams

Il existe deux Target accessibles en métro à NYC, un qui se trouve à Brooklyn et un à Manhattan, dans le Spanish Harlem, que je vous conseille vivement. Il est à 10 mn de marche du métro « 116th st» sur la ligne 6. Entre les vernis à ongles, les bijoux fantaisies bradés, les shampooings professionnels à 6$ le grand format et les confiseries de toutes sortes, le seul risque que vous prenez en vous rendant chez Target est de vous retrouver avec un lumbago…Je vous aurais prévenus…

 

Target 517 E 117th st (116th st, ligne 6)

 

Les outlets ou magasins d’usine

 

Les magasins d’usine sont indispensables si vous souhaitez acquérir des vêtements, chaussures et sacs de marques américaines à des prix imbattables. Vous ferez des affaires très intéressantes voire exceptionnelles mais il vous faudra y passer la journée entière. Vous pourrez vous offrir du Calvin Klein, DKNY, Ralph Lauren, J.Crew et autres Kenneth Cole pour des prix à peine plus élevés que ceux pratiqués par une enseigne comme H&M. Idéal pour refaire sa garde-robe ! Il y a tout de même un bémol : ces outlets ne se trouvent pas à Manhattan mais en banlieue voire dans l’état voisin du New Jersey.

 

Jersey Gardens : C’est l’outlet le plus proche de Manhattan, à 30 mn de midtown en car. Vous aurez accès à 200 boutiques et plusieurs enseignes de restauration. Certains disent que c’est l’outlet le plus avantageux, d’autres disent qu’ils ont été déçus. Tout dépend de ce qu’on recherche, de la période à laquelle on s’y rend mais quoi qu’il en soit, vous ferez toujours des affaires comparés aux prix pratiqués à Manhattan ! Toute shopping addict qui se respecte sait que les meilleurs affaires, on les fait pendant les fêtes nationales où les prix sont encore divisés (Thanksgiving, Memorial Day ou Independance Day par exemple). N’oubliez pas d’aller chercher votre petit livret de réductions supplémentaires à l’entrée du centre contre présentation de votre passeport !

 

Jersey Gardens NJ Turnpike Exit BA 651 Kapkowski road, Elizabeth, NJ 07201
Prendre le bus numéro 111 au Port Authority (Métro : « 42st Port Authority Bus Terminal » (ligne A, C ou E), trajet A/R 13$

 

Woodbury Premium Outlets : Probablement l’outlet le plus connu et le plus grand, accessible également en bus de midtown pour un trajet d’une bonne heure. 220 boutiques, largement de quoi se restaurer et un espace consacré au luxe où vous trouverez Balenciaga, Gucci, Chloé ou Dior (entre autres). Woodbury présente le plus grand choix de marques différentes, vous serez obligés de trouver votre bonheur et même au-delà. On sort rarement indemne d’une virée shopping chez Woodbury (enfin, je parle de votre carte bancaire là…). Et ne faites pas comme moi, n’oubliez pas qu’acheter c’est bien mais après il faut porter ses sacs au retour 😉

 

Woodbury Premium Outlets 498 Red Apple Court Central Valley NY 10917
Prendre le bus au Port Authority (même métro que ci-dessus), trajet A /R 37$

 

Tanger Outlets : C’est mon outlet préféré pour une raison simple : il propose une soixantaine de boutiques. L’essentiel. On n’est donc pas obligé d’y passer la journée. J’y ai trouvé un top Old Navy à 97 cts, mon achat le moins cher à ce jour ! Ce centre possède une boutique Bath & Body Works (qui est l’équivalent américain du Body Shop à des prix plus accessibles) qui propose des coffrets cadeaux encore une fois à des prix hallucinants. En revanche, le centre se trouve à Long Island et n’est accessible qu’en voiture (économique si vous louez une voiture à 4).

 

Tanger Outlet Deer Park New York 152 The Arches Circle Deer Park, NY 11729

 

Pour ceux qui souhaitent rester à Manhattan, même si les meilleurs enseignes ont disparues il y a peu (les regrettés Filene’s basement et Daffy’s) il reste T.J Maxx et Marshalls qui proposent des vêtements de designers connus et moins connus à des prix très intéressants. Il ne faut pas avoir peur de fouiller ! Les deux enseignes se trouvent à la même adresse : 620 Avenue of The Americas (métro le plus proche : « 14st », ligne F ou M).

 

Pour les chaussures et les sacs à main (mais surtout les chaussures), il y a l’incontournable DSW (ou Designer Shoe Warehouse) qui se trouve à Union square, juste à la sortie du métro. Ce grand entrepôt propose des chaussures pour toute la famille à prix sacrifiés, surtout si vous vous dirigez vers votre pointure au rayon « clearance » (ou liquidation).

 

Achats de dernière minute (quand le portefeuille est quasi vide) chez Jack’s World

 

Jack’s World est une mine d’or pour tous ceux qui sont nostalgiques des magasins « Tout à 10 francs ». Tout y est très peu cher, à partir de 99 cents jusqu’à quelques poignées de dollars seulement. C’est l’endroit idéal où acheter des petits cadeaux aux proches, il y a de tout, des biscuits, des bonbons, des gels douches, du maquillage, des jouets pour les enfants, des déguisements et des valises à des prix défiants toute concurrence si la vôtre est déjà pleine pour cause d’overdose de shopping New Yorkais…

 
Jack’s World 45 W 45th street (Métro : “42st-Bryant Pk” (lignes B, D, F, M) ou “47-50sts-Rockefeller Ctr” (B,D,F,M))

 

Pour les fans de séries TV U.S : NBC Experience et HBO Store

 

Vous aimez les séries The Office, Friends, Sex& The City, Girls, Community ou encore Game Of Thrones ? Les boutiques de chaînes de télé américaines vous proposent un merchandising de choix, t-shirts, magnets, mugs, porte-clefs, sacs, vous trouverez de quoi afficher votre amour pour votre série préférée. Pour les fans de Dexter et Californication et toutes les séries Showtime, il n’existe malheureusement pas de boutique physique mais une boutique en ligne (pas de livraison en France à ce jour…).

 

NBC Experience Store 30 Rockefeller Plaza (Métro :“47-50sts Rockefeller Center”)
HBO Retail Shop 1100 Avenue of The Americas (Métro :“42 st-Bryant Pk”)

T-shirt Game of Thrones vendu à la boutique HBO.

T-shirt Game of Thrones vendu à la boutique HBO.

Fripes ou vintage shopping

 

Si vous cherchez plutôt des vêtements vintage, voici 3 adresses qui valent le détour. Très différentes, elles vous permettront de trouver votre bonheur, que vous soyez une pin-up des années 50 , un neo punk ou un dandy. Les prix ne sont pas toujours avantageux mais au moins personne ne sera habillé comme vous…

 

Beacons’ closet 10 W 13rd street (entre Union sq et 6th avenue)
Vintage Thrift Shop 286 3rd Avenue (23st, ligne 6)
Search & Destroy 25 St Marks Place (Astor Place, ligne 6)

La boutique Search & destroy dans l'East Village

La boutique Search & destroy dans l’East Village

Les pharmacies Rite Aid et Duane Reade

 

Aux Etats-Unis les pharmacies sont aussi des magasins classiques. On peut tout à fait aller chercher sa prescription et acheter du Coca, des chewing-gums à la cannelle , un magazine people et un shampooing. Les pharmacies vendent également des médicaments en vente libre tels que de l’aspirine ou des comprimés contre le mal de ventre, bien pratique lors d’un séjour là-bas. Rite Aid et Duane Reade proposent des prix intéressants selon les produits et la période. Je ne vous conseille pas de tout acheter là-bas, juste ce qui est intéressant.

Chez Rite Aid on trouve ce qui est considéré comme la meilleure crème anti-rides au monde, elle est à base de collagène, son grand pot (283 g) durera des mois et elle ne coûte que 5$ ! C’est la Timeless Skin de St Ives. (Si tu penses ne pas avoir besoin de crème anti-rides, je te rappelle qu’on doit commencer à 25 ans sinon faudra pas venir se plaindre de ressembler à un vieil abricot desséché…). On trouve aussi ce qui est considéré comme le meilleur durcisseur d’ongles qui soit, le Miracle nail thickener de Sally Hansen. Adieu aux ongles mous et fins pour la modique somme de 7$ (jusqu’à 8,50$ suivant les magasins).

LA crème anti-rides "Timeless skin" de St Ives à se procurer chez Rite Aid

LA crème anti-rides « Timeless skin » de St Ives à se procurer chez Rite Aid

Chez Duane Reade on trouve mon dentifrice préféré, il est au fenouil (fennel, en anglais) et vient de chez Tom’s of Maine, une marque eco friendly et non testée sur les animaux. Je ne suis pas fan du fenouil habituellement mais j’adore ce dentifrice, le plus simple c’est de l’essayer pour vous faire votre propre avis  Ils font également du dentifrice à la menthe poivrée ou à la cannelle…
On trouve aussi les pastilles pour la gorge Altoïds à la cannelle dans leur célèbre boite en fer. Elles existent également en version « mini », pratique à mettre dans son sac à main (mais elles restent difficiles à trouver…).

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Enfin, vous trouverez dans beaucoup de points de vente (Rite Aid, Duane reade et Target mais aussi CVS etc) la marque de produits pour le corps et les cheveux, Organix . Comme son nom l’indique, elle propose des produits uniquement à base d’ingrédients biologiques (et non testés sur les animaux). La gamme à la noix de coco reste ma préférée mais ils proposent aussi des produits aux associations originales telles que « lavande et lait de soja » ou « concombre au yaourt ». A tester d’urgence !

Rite Aid 516 East 14th Street (Métro : 1 Av (ligne L) ou 408 Grand Street (Métro : Delancey St (ligne F))

Duane Reade 46 3d Ave (Métro : Astor Place (igne 6)) ou 60 Spring st (Métro : Spring st (ligne 6)

Déclaration d’amour à New York City

Chère New York,

La première fois que je suis venue te voir, je ne suis pas tombée amoureuse de toi. Pour tout te dire, tu m’as déçue. J’étais arrivée à Newark, probablement l’aéroport le plus déprimant au monde, planqué au fin fond du New Jersey. C’était aux alentours de Thanksgiving. La température était détestable, il faisait moins 10 degrés et je n’étais pas du tout équipée pour y faire face. J’avais pensé que prendre le bus pour rejoindre Manhattan serait plus économique. Et ça l’était ! Le chauffeur du bus portait un poing américain non pas pour « faire joli » mais bien pour se protéger. Ambiance. Il semblait très étonné de voir des touristes parmi les travailleurs et la racaille qui chante à tue-tête avec son ghetto blaster au volume maximum. Enfin arrivée à Manhattan, je me suis sentie frustrée, comme écrasée par les skyscrapers trop grands, trop hauts, dont je ne pouvais même pas voir le sommet. Et les rues décidément trop larges comme partout ailleurs aux Etats-Unis. C’était une autre époque, où New York était envahie par les putes, les trafiquants de drogue et les délinquants en tout genre que le nouveau maire, Rudolph Giuliani, avait décidé d’éradiquer en pratiquant une « tolérance zéro » effrayante mais particulièrement efficace. On sentait qu’un changement était en train de se faire, qu’il allait se faire dans la douleur, mais que la ville en sortirait grandie, embellie, plus forte que jamais.

Depuis j’ai appris à te connaître et j’ai eu envie de t’épouser tellement mon amour pour toi est devenu inconditionnel. Je ne voudrais pas faire d’infidélités à Paris qui reste la plus belle ville du monde, la ville dans laquelle je suis née, ma ville à moi. Mais toi New York, tu es plus moderne, plus énergique, plus sympathique. Tu te nourris du dynamisme de tes habitants qui n’ont pas d’autre choix que de marcher ou crever, il n’y a pas de place pour tout le monde, seuls les meilleurs, les plus méritants, auront tes grâces. Il sait de quoi il parle, Frank, quand il dit « If I can make it there, I’ll make it anywhere ». Tes habitants sont des êtres résistants qui n’ont pas oubliés d’être aimables, et c’est ce qui fait leur charme. Ils sont toujours pressés mais ils seront là si tu as besoin d’eux, si tu es perdu ; ils ont encore le sourire, les New Yorkais, parce que la vie est dure mais ils savent la chance qu’ils ont de vivre dans cette ville qui ne dort jamais. Eux, en revanche, dès qu’ils le pourront ils feront un petit somme pendant leur trajet en métro. Sans aucune honte, ils dormiront la bouche grande ouverte et se réveilleront comme par magie à leur arrêt et se lèveront  vers la sortie, dignes, régénérés.

Ils sont beaux, les New Yorkais. Les jeunes femmes qui déambulent à moitié nues dans les rues, looks à la fois improbables et fascinants. Grosses, bonnes, belles, laides, personne ne les regarde. Tout le monde s’en fout. Personne n’a le temps de se jauger. Et les femmes d’un certain âge, toujours élégantes dans leur tenue tout droit sortie du magazine Vogue. Même les chiens ont la classe. Ils imitent leurs maîtres et marchent la tête haute, à travers les rues qui les mènent à Central Park, ton poumon vert. C’est ce magnifique parc qui fait de toi cette ville parfaite, idéale. Planté au milieu de Manhattan, il contraste avec le gris qui l’entoure, il donne une occasion de marcher pieds nus dans l’herbe à l’heure de la pause déjeuner, de faire quelques exercices d’assouplissement pour évacuer le stress, de discuter avec les écureuils facétieux qui sont chez eux, d’aller à la rencontre des pandas roux qui sont dans le zoo, de faire un jogging pour faire comme dans les films. C’est exactement ça : quand je suis avec toi, New York, je me fais mon film à moi.

Je me promène dans tes rues, le dernier album des Strokes dans les oreilles, et j’imagine que Julian Casablancas se trouve là, en compagnie de son fils Cal qui a les mêmes cheveux parfaits que son père, et on parle d’Instant Crush, le titre auquel il a participé sur Random Access Memories des Daft Punk. Puis j’imagine que Larry David débarque au coin de la rue et que je l’invite à partager un knish chez Yonah Schimmel, il me dit qu’ils sont « pretty, pretty, pretty good »et j’éclate de rire. Au détour d’une rue du Lower East Side, je tombe sur Lazaro et Jack, les couturiers de Proenza Schouler qui décident de m’offrir un PS1 parce qu’ils savent que c’est le seul sac que j’ai envie de m’offrir et que mon compte en banque ne me permet plus d’en acheter un. Parce que je fais trop de bonnes affaires chez toi, New York. Je dépense trop. Tout le temps. Tu me dépouilles de tout l’argent que je possède. Je marche des kilomètres et des kilomètres pour dénicher les meilleurs plans shopping, je ne sens plus mes jambes mais je continue parce que j’aime descendre tes avenues puis les remonter, même si ça prend des heures, même si je suis épuisée. You’re fucking killing me. Mais je ne t’en veux pas. Je t’aime, New York.

A chaque fois que j’arrive, la première chose que je fais c’est courir vers le Flatiron building. Cet immeuble en forme de fer à repasser qu’on voit dans les films et les pubs. C’est mon building préféré et je suis incapable d’expliquer pourquoi. Je le trouve beau, audacieux, différent mais c’est bien plus que ça. Ce que je ressens quand je le vois, c’est la même chose que lorsqu’on revoit un ami qu’on n’a pas vu depuis longtemps. On est à la fois très heureux et ému. New York, ton architecture me fait tourner la tête, tu me vois chercher le meilleur angle pour prendre en photo le Chrysler building ? Je me contorsionne dans tous les sens pour essayer de capturer l’essence de tes gratte-ciels. Les regarder ne me suffit pas, les prendre en photo non plus. Je m’approche et je les touche. Je touche la pierre, je m’imprègne de leur histoire, si j’osais je leur ferais des bisous mais j’ai un peu peur qu’on me prenne pour une folle…Ah…New York, tu me rends folle !

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