Pourquoi rester ami(e) avec son ex est une (très) mauvaise idée

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Je précise d’emblée que ce qui va suivre est mon avis personnel, vous faites ce que vous voulez avec vos exs. Disons que je me permets de donner mon humble avis parce que j’ai une certaine expérience en la matière (plus on vieillit, plus on a d’exs, logiquement). Et je pense avoir fait pas mal d’erreurs, étant d’une nature assez naïve. Aujourd’hui ma philosophie concernant les exs est très simple : un bon ex est un ex mort ou vivant loin, très loin de chez soi (dans un autre pays, c’est mieux). Pourquoi en suis-je arrivée à cette conclusion ? En voici les raisons :

1/ Un ex voudra toujours vous remettre dans son lit

Et on ne peut pas lui en vouloir ! Il vous a déjà eu dans son lit pendant des semaines, des mois, des années, il pense donc que vous êtes potentiellement intéressée.  Ce qui peut être le cas, par ailleurs. Sachez simplement que si vous recouchez avec votre ex, il pensera que vous êtes à sa disposition et vous allez vous transformer en « plan cul », ce qui ne vous fera pas vraiment avancer…Mais, encore une fois, vous faites ce que vous voulez !

2/ Un ex n’est pas un ami, c’est un ex. Nuance.

Il est déjà compliqué d’être amie avec un homme sans qu’il n’y ait d’ambiguïté.  Mais je reviendrais à ce sujet dans un prochain billet. Alors être amie avec un homme qui n’a jamais été votre ami mais a déjà fait l’amour avec vous, ce n’est plus de l’ambigüité, c’est chercher les difficultés et aimer ça. Le seul moyen de passer à autre chose, de se donner une chance d’avancer, c’est de couper les ponts. Ce n’est pas facile, loin de là. Mais c’est nécessaire !

3/ Refuser l’amitié d’un ex = ne pas savoir s’il a refait sa vie = s’épargner de souffrir

L’envie que la rupture se transforme en quelque chose de positif, en « restons amis » est louable. Mais elle est à double tranchant : en restant amie avec lui, vous saurez ce qui se passe dans sa vie, à tous les niveaux. Vous pensez que vous êtes prête à tourner la page. Jusqu’à ce qu’il vous annonce qu’il a rencontré quelqu’un. Bizarrement, votre « amitié » pour ce gentil ex se transforme en stalking en bonne et due forme pour savoir à quoi ressemble cette pouffe avec qui il est maintenant. Est-elle mieux que moi, cette connasse ? Epargnez-vous toute cette souffrance (et le ridicule qui va avec), coupez les ponts !

4/ Refuser l’amitié d’un ex = ne pas le laisser gâcher votre nouvelle relation

Le meilleur moyen de rencontrer quelqu’un d’autre est  d’être disponible. Or, avec un ex présent dans votre vie, vous partez avec un gros handicap. Quel homme aimerait savoir que vous êtes encore très proche de votre ex ? Aucun. Et si vous pensez à cacher à votre nouvel amoureux l’existence de votre ex, cela signifie que vous n’avez pas encore terminé votre relation avec ce dernier. Avant de retrouver quelqu’un, la moindre des choses est de se poser les bonnes questions. Cela évitera de rompre avec le nouveau au bout de 3 semaines sous prétexte que « Je pense encore à mon ex, je crois que je suis pas prête, désolée ».

5/ Refuser l’amitié d’un ex  permet d’être réaliste sur son célibat

Quand on reste ami avec un ex, on a tendance à oublier que c’est fini puisqu’on continue à le voir comme avant. Comme si rien ne s’était passé. Il est facile de croire que ce n’est pas fini ou que ça peut repartir de plus belle, ce qui est un leurre, bien évidemment. Les raisons de la rupture sont encore là, le meilleur moyen de s’en souvenir est de l’accepter : ça n’a pas fonctionné, il vous faut du temps pour vous reconstruire, seule. Il parait que les femmes n’aiment pas être seules, qu’elles ont beaucoup de difficultés à rester célibataires. Afin d’analyser ce qui s’est passé, de faire son deuil et de savoir ce qu’on l’on veut à l’avenir, la solitude est obligatoire. Personne  ne sait mieux que nous ce qu’il nous faut. C’est un processus qui demande du temps. La solitude n’est pas si négative qu’on pourrait le croire, bien au contraire !

Encore une fois, il s’agit de mon avis sur le sujet. Chaque histoire est différente et digne d’intérêt, vous pouvez, si vous le souhaitez, en témoigner en laissant un commentaire. Quoi qu’il en soit, bon courage avec vos exs (il en faut !).

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5 petites idées pour se remettre d’un grand chagrin d’amour…

1/ Ecrire

Lorsque la relation est finie, que ce soit de notre fait ou non, un flot d’émotions s’abat sur soi et on ne sait pas quoi en faire. Dans le meilleur des cas, on en parle autour de soi mais l’entourage est rapidement fatigué d’entendre parler de « Machin » en permanence. « Machin et moi on allait aussi dans ce bar », « C’est Machin qui m’avait fait découvrir cette musique », « Machin adorait quand je mettais ce t-shirt » etc Non seulement l’entourage est fatigué par ces références incessantes à Machin mais il ne peut pas comprendre l’état dans lequel se trouve celui qui souffre. Chaque rupture est différente, chaque rupture est personnelle. L’entourage ne sait pas quoi faire, il écoute, il opine, parfois il s’agace. Le confident le plus efficace reste donc la feuille blanche à qui l’on peut tout dire sans tabou. Ce travail d’écriture permettra à l’être qui souffre d’aller mieux pour une raison très simple : il finira par se fatiguer lui-même de ressasser cette histoire d’amour qui n’a pas fonctionnée ! Lorsqu’on écrit, il est vraiment difficile de se mentir à soi-même ; on finira par admettre, à l’écrit, que ça n’a pas marché parce qu’il y a des tas de raisons à cela. On finira par comprendre ses raisons ou en tout cas, les accepter. Ce « carnet de rupture » sera plus tard une bonne occasion de se moquer de soi « Comment j’ai pu me mettre dans un tel état pour ce con de Machin ? Pff »

2/ Pleurer

Pleurer paraît absurde à certains d’entre nous qui s’en empêchent. Ce sont les mêmes qui font semblant que tout va parfaitement bien et nient leur chagrin. Je vous l’accorde, pleurer n’est pas vraiment gratifiant, après nos yeux sont gonflés, quand ce n’est pas tout notre visage qui a doublé de volume sous les flots de larmes. Pourtant pleurer permet d’évacuer la tristesse, le désespoir, la sensation de vide. Et peu importe si l’on doit pleurer beaucoup. Ce n’est pas bien grave, tout le monde le fait et tout le monde comprendra, s’il vous arrive de pleurer en public, que vous vivez un moment douloureux. Dites vous bien que vous n’êtes pas le seul ou la seule. Malheureusement, vivre une rupture arrive au moins une fois dans sa vie (lorsque c’est le cas, on peut s’estimer heureux).

3/ Ecouter de la musique

Quand on est en pleine rupture, le premier réflexe que l’on a est de rester sous sa couette et de s’y cacher le plus longtemps possible. On n’a plus faim, on ne dort plus la nuit, on a mal au coeur en permanence, parfois, on s’étouffe de pleurs dans son oreiller et pire encore, on « oublie » de se laver…Autant dire qu’écouter de la musique, on ne le fait plus non plus, parce qu’on veut rester dans le silence de notre désespoir. Or, la musique peut être d’une aide précieuse. Il ne s’agit surtout pas de ressasser en écoutant ce qu’on écoutait avec « Machin ». Il s’agit d’écouter la musique que nous aimions avant « Machin », celle que nous aimons depuis longtemps, qui nous fait sourire, nous rassure. La musique de notre enfance, par exemple.

4/Sortir de chez soi (même si c’est pour aller en bas acheter une baguette de pain)

La rupture a tendance à nous couper de notre vie sociale. D’une part, on peut avoir peur que notre entourage ait pitié de nous, on ne veut pas passer pour celui (ou celle) qui s’est fait larguer, celui qui vit un échec. Parfois c’est l’inverse : on ne veut pas être pris pour « le méchant » qui a largué « quelqu’un d’exceptionnel ». Si on veut continuer à avoir une vie sociale, on explique à notre entourage ce qu’il en est simplement. Soit on refuse d’en parler, soit, au contraire, on leur dit qu’on aura besoin d’eux, de leurs idées pour sortir de cette mauvaise passe. Quoi qu’il en soit, il y a peu de chance de s’en sortir sans son entourage, amis, famille, collègues, toute personne bienveillante à notre égard (et qui sait ?, il y a peut-être un rebound guy (ou girl) dans le lot…).

Non seulement vous êtes en pleine rupture mais vous êtes aussi au chômage et sans le sou ? On se force quand même à sortir de chez soi ne serait-ce qu’une fois par jour, même 5 minutes. Cela nous permet de respirer un air plus frais que celui de notre appartement, de croiser d’autres êtres humains, d’avoir une autre perspective que celle de notre plafond quand on est en boule dans son lit…Idéalement, on choisira un parc parce qu’un peu de vert fait toujours du bien au moral, parce qu’on peut aussi s’y cacher pour pleurer, si on en ressent le besoin. Et puis, un parc, c’est grand, ça permet de voir l’horizon…Si on n’aime vraiment pas les parcs, on se promène dans la rue, au gré de notre humeur, on peut insulter les couples amoureux dans notre tête, on peut haïr qui l’on veut, le temps d’une balade. Etre en colère constitue un bon signe de guérison car cela demande de l’énergie, c’est un premier pas vers la délivrance (on veillera à ne pas rester en colère des mois et des mois, tout de même, pour sa santé mentale).

5/ Prendre soin de soi

Même si se laisser aller est tentant, la rupture est un excellent prétexte à un peu d’égoïsme. Prendre soin de soi, se faire plaisir, tout ce qui peut nous reconnecter avec soi est bon à prendre. Se relaxer dans un bon bain chaud plein de bulles, s’offrir un massage dans un spa, se procurer des produits pour hydrater sa peau, son corps, se toucher (oui, il faut se toucher, partout, autant qu’on le peut !). Passer des heures dans la salle de bain nous permettra un peu de répit et même si le chagrin est coriace,  l’espace d’un moment, on aura pensé à autre chose, on aura pensé à…nous. L’autre est peut-être parti mais l’idée c’est que nous…on est encore là.